NOTRE VISION GENERALE OU BIEN L’OPTIQUE GLOBALE DE L’ANARCHISME

L’anarchisme, ou bien, si on préfère, le socialisme libertaire, c’est l’abolition révolutionnaire de l’Etat, du gouvernement et de ses appareils (Ministères, Police, Armée, Tribunaux, Prisons, etc….) ainsi que du capitalisme et des instruments de celui-ci qui nous assujettissent, tel que l’argent et ses dérivés et sécrétions (prix, loyers, rentes, intérêts, etc…) au profit de la mise en place d’un système social fonctionnant sans État ni gouvernement, et ceci via des conseils populaires étant omniprésents, fédérés et remplaçant l’Etat et ses anciens appareils de domination. L’optique globale d’une telle révolution sociale est de jeter les bases de la construction d’une société sans classes, sans domination ni exploitation ni oppression. C’est cela le socialisme libertaire, l’anarchie (ou si on préfère, anarchisme, à ne pas confondre avec anomie) et c’est la seule voie viable et fiable vers la liberté concrète et le véritable ordre naturel.

QUELQUES CITATIONS LIBERTAIRES :

« L’anarchie, ce n’est pas le chaos »
« L’anarchie est la plus haute expression de l’ordre »
« L’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir »
« Le pouvoir est maudit, c’est pourquoi je suis anarchiste » (Louise Michel)
« Contre toute autorité »
« La liberté des autres étend la mienne à l’infini » (Michel Bakounine)

QUELQUES PRINCIPES FONDAMENTAUX ET DE BASE DE L’ANARCHISME / DU SOCIALISME OU DU COMMUNISME LIBERTAIRE

1) L’ANTI-AUTORITARISME ET LA LIBERTE :

L’anarchisme refuse non seulement l’Etat et le gouvernement ainsi que tous les outils servant à nous tenir en laisse, mais refuse également toute hiérarchie, toute logique compétition, de concurrence ainsi que toute forme de pouvoir ou d’instrument ou encore de « règles » coercitif étant « sans victimes » et nous tenant en laisse (voir à cet effet le listing indicatif des refus de l’anarchisme) ;

2) ABOLITION DE L’ETAT ET DE SES APPAREILS ET REMPLACEMENT DE CEUX-CI PAR LE SYSTEME DES CONSEILS FEDERES :

L’anarchisme est en faveur d’une démocratie authentique et bien plus parfaite que le modèle de démocratie généralement, à savoir n’importe quelle démocratie parlementaire, et ce autour de l’association libre, volontaire et fédérée des conseils ouvriers / paysans / populaires et de communes autonomes omniprésents, basés à tous les échelons, dans les quartiers, villages, communes, les lieux de travail, d’études, de vie, etc… en ville comme à la campagne et étant horizontaux et autogérés, avec l’association entre les individus au lieu de la concurrence et de l’atomisation entre eux, plus également l’auto activité au quotidien de la gestion par la population elle-même directement et par /pour elle-même.

3) PROPRIETE COLLECTIVE DES MOYENS DE PRODUCTION, D’ECHANGE ET DE DISTRIBUTION DE BIENS, PRODUITS ET SERVICES :

Le système de propriété collective proposé par la perspective communiste libertaire (ou, si on préfère, commune) sur l’ensemble des moyens de production, d’échange et de distribution de biens, produits et services (terres, usines, industries, transports, soins de santé, formation, distribution, etc…) signifie que ces outils-là ne sont ni purement propriété « publique » / étatique, ni la propriété privée de quelques uns ou d’un seul individu, d’une famille, mais qu’ils sont effectivement le patrimoine / le bien / la propriété, collectif et commun (e) appartenant à ceux qui les travaillent et les utilisent et qui bénéficient des produits. Cela est différent du système de propriété « étatique / publique » en vigueur dans certains pays, avec les fameux « services publics » et cela implique le contrôle ouvrier et populaire ainsi que l’autogestion démocratique et horizontale de chacune des unités de production, avec l’élaboration démocratique de la production de façon à orienter celle-ci vers l’abondance en vue d’assurer la satisfaction des besoins, à la fois individuels et collectifs et démocratiquement élaborés, et non plus jamais la soif de profit et d’argent pour l’Etat ou pour une poignée de quelques-uns minoritaires. L’autre implication de cette propriété collective, c’est que les individus, la population auront le sentiment d’entrer dans « leur patrimoine » et par conséquent, règnera chez eux le sentiment d’être propriétaire, ce qui fera se développer le développement de responsabilité ainsi que l’intérêt à produire, améliorer la qualité, etc ….

4) ABOLITION COMPLETE DU SYSTEME MONÉTAIRE :

Le socialisme libertaire implique la lamination complète du système monétaire, la suppression de l’argent, donc, que ce soit à travers le processus de révolution sociale libertaire lui-même ou au fil de l’organisation de celle-ci, si ce n’est pas avec l’abolition du capitalisme. Cette abolition de l’argent se fait en même temps que l’abolition des rapports capitalistes de propriété, aussi bien privés qu’étatiques, voire qu’elles vont de pair ensemble, et ce sans le remplacer par quoi que ce soit ni « revenir au troc » et, parallèlement à la propriété collective des moyens de production comme cadre qui règnera, cela impliquera l’instauration de l’accès libre, gratuit et universel se traduisant par la « prise au tas » et librement en fonction des besoins. Les outils de production et les fruits du travail nous appartenant en toute propriété, alors nous n’avons pas à payer ni échanger quoi que ce soit pour obtenir ce qui nous appartient déjà. Nous nous servons après le travail social, et c’est tout. Partant de là, l’anarchisme implique aussi l’orientation des objectifs de la production de façon démocratique, autogestionnaire et en vue de concrétiser l’abondance nécessaire elle-même à la satisfaction des besoins.

5) AVENEMENT D’UNE ÉGALITÉ SOCIALE RÉELLE :

D’abord, égalité ne doit pas être confondu avec uniformisation, tout comme anarchie, au sens propre, ne doit pas être confondu avec désordre et anomie, et donc le sens du mot d’ordre égalité ne doit pas se traduire par la maxime uniformisatrice vulgaire disant « A chacun la même chose ». Cela vise à l’abolition de la division de l’humanité en classes sociales (à ne pas confondre avec l’effacement des différences naturelles), avec l’abolition de la division historique entre riches et pauvres, avec le partage équitable des richesses et la possibilité d’accès à toutes les commodités (richesses, produits, biens, services, etc…) selon ses besoins, c’est à dire indépendamment de son milieu d’origine et de ses « moyens » (d’autant plus, vu que l’argent n’existera plus) via la prise au tas et conformément au principe d’accès libre et universel pour tous aux commodités. Ainsi, partant de là, l’égalité signifie que, que l’on soit issu d’une famille ouvrière ou de travailleurs manuels ou d’une famille d’intellectuels « aisés » (médecins, avocats, notaires, etc…), la condition centrale d’accéder aux commodités grâce à l’abondance sera la même pour toutes et toutes.

6) LIBERTÉ QUASI-TOTALE (TANT QU’IL NE S’AGIT PAS DE LESER NI DE NUIRE A AUTRUI OU A LA COLLECTIVITE) PARCE QUE LIBERTE VERITABLE ET CONCRETE :

Le communisme libertaire vise à la concrétisation du règne de la liberté, par de véritables libertés démocratiques et sociales, ainsi que par des libertés de réaliser de véritables possibilités d’avancées sociales, matérielles, etc… et ce durablement voire définitivement, ce qui favorisera l’épanouissement de chaque individu sans domination ni contrainte extérieure. C’est aussi en ce sens que la liberté sera totale tant que nul n’est lésé et qu’il n’y a pas de « crimes sans victimes » et cet épanouissement permettra aussi de forger des individus responsables en sus d’être libres.

7) POUR UNE DEMOCRATIE AUTHENTIQUE ET DIRECTE, AVEC LE CONSEILLISME FEDERE ET L’AUTOGESTION :

En plus des droits et démocratiques « classiques » et « habituels » que la révolution communiste libertaire visera bien sûr à conserver, telle que la liberté d’expression de / pour tout un chacun, avec la possibilité de fonder une organisation donnée (parti, association, syndicat, etc….) sans une quelconque interférence administrative, la révolution propose aussi la suppression du patronat et de la crainte de subir l’arbitraire patronal, avec la suppression de tout système hiérarchique vertical (et arbitraire), plus la mise en place de l’autogestion par / pour les travailleurs eux-mêmes et les individus, en tant que principes généraux et imprescriptibles. Cela veut dire qu’au travail, le fonctionnement et l’organisation du travail sera démocratique, vu qu’elle sera autogérée, donc sans patronat ni chefs ni hiérarchie d’aucunes sortes et impliquant la participation directe de tous les individus à l’élaboration des décisions qui les concernent, plus la possibilité de citoyenneté pour tout un chacun.

8) FRATERNITE ET SOLIDARITÉ :

Il s’agira d’une démocratie basée sur l’association entre les individus au lieu d’être basée sur la concurrence et l’atomisation entre eux comme c’est le cas aujourd’hui, avec leur pseudo « démocratie » parlementaire (qui repose sur la passivité des travailleurs et de la population) et ce avec la solidarité, l’entraide mutuelle et coopération volontaire et sociales entre les individus, inhérentes à la société libertaire et à la fraternité qui règnera intrinsèquement dans la société socialiste libertaire.

9) ACTION DIRECTE :

Cela signifie la prise en charge collective et sociale immédiate des problèmes économiques et sociaux notamment par et pour les individus eux-mêmes via leur auto-organisation. C’est aussi un moyen d’action militante pour obtenir de nouvelles conquêtes politiques, sociales et démocratiques etc… tout en étant aussi un des critères pour l’auto-organisation des travailleurs et de la population pour en finir avec le capitalisme.

10) LA NECESSAIRE RÉVOLUTION SOCIALISTE LIBERTAIRE :

La révolution, ça veut simplement dire l’action populaire massive et majoritaire, tant socialement que numériquement parlant, ainsi que consciente et consciencieuse, de la population qui ne peut / veut plus vivre comme avant et qui veut mettre un terme au capitalisme et à l’Etat et instaurer l’anarchisme / le socialisme libertaire. C’est le processus rapide et profond destiné à concrétiser cette nécessaire transformation profonde et totale de la société et pour instaurer la liberté.

11) AUTODÉFENSE POPULAIRE POUR LA SECURITE ET LA JUSTICE :

La révolution socialiste libertaire étant intrinsèquement anti-autoritaire, elle vise au demeurant au remplacement révolutionnaire de la police et de l’armée et de la justice du vieil Etat par des
services d’ordre et une justice populaires et démocratiques, assurés et gérés démocratiquement et directement par / pour la population elle-même, pour là où il subsistera de vrais problèmes sociaux et/ou de sécurité. Il est aussi à noter que dans une société socialiste libertaire, il n’y aura plus besoin de la police sous sa forme actuelle, car hormis l’affirmation du principe démocratique lui-même, l’insécurité connaîtra une chute bien drastique (car avec l’abolition de l’argent, beaucoup de mobiles de crimes et délits disparaîtront) au point que beaucoup de tâches policières nécessaires aujourd’hui ne le seront plus demain, et cet élément-là plus le fait que l’anarchisme sera une démocratie basée sur l’auto-activité directe de la population au quotidien feront que la population sera en mesure d’assurer elle-même sa sûreté, démocratiquement et de manière autogestionnaire aussi, et c’est ainsi qu’il n’y aura plus besoin de la police telle que nous la connaissons actuellement.

I. A PROPOS DE L’ABOLITION DE L’ÉTAT :

L’État, même quand il se dit « démocratique » voire « socialiste » ou « régalien » ou encore « providence » ou autre, n’est rien d’autre qu’un instrument qui est là pour organiser la domination des classes dirigeantes, de la bourgeoisie ou, si on préfère, des maîtres capitalistes. C’est le cas dans tous les pays du monde entier et il est là pour être le gardien de l’ordre de ces maîtres-là et pour assurer le maintien des inégalités par la violence légale, via la « loi », et ainsi faire perpétuer le règne du capital, de l’argent, de l’exploitation et de la domination ainsi que des oppressions.

Ainsi, tout comme nous sommes persuadés que le capitalisme n’a pas à être plus éternel que les précédents systèmes qui l’ont précédé, nous refusons toute forme d’Etat et de gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche, « démocratique » ou bien ouvertement dictatorial, « social » ou ouvertement régalien, d’autant plus que le pouvoir est très corrupteur, en plus que l’autorité opprime. C’est pourquoi notre objectif est de faire contribuer par l’action révolutionnaire à la destruction complète de tout l’édifice de l’appareil étatique et à son remplacement par des structures qui sont les conseils fédérés omniprésents, étant démocratiques, autogérés et à fonctionnement horizontal et non hiérarchique.

II. SUR LA RÉVOLUTION SOCIALE DONT ON A BESOIN :

Le capitalisme non seulement ronge ou broie nos libertés mais de surcroît détruit l’environnement donc l’humanité et la planète. Il transforme tout en marchandise : non seulement notre travail et notre environnement mais nos libertés vitales (manger, se soigner, se former, etc….) jusqu’à même pervertir nos relations personnelles et sociales et familiales. L’argent est l’instrument de notre asservissement, de notre tenue en laisse par les maîtres qui nous dirigent, en plus de tout corrompre. Alors, en même temps que les rapports capitalistes de propriété, qu’ils soient étatiques ou privés, nous voulons également abolir le système monétaire pour se dégager de toute logique d’échange contre quoi que ce soit, et ce au profit du libre accès, gratuit et universel aux biens, produits et services avec prise au tas selon ses besoins dans les stocks de biens, produits et services disponibles en abondance, sans échange que ce soit ni restriction « étatique » ou administrative.

Face à toute la barbarie que nous subissons, nous prônons l’action directe pour la lutte, c’est-à- dire non seulement notre liberté de nous exprimer et de mener des campagnes sociales concrètes
pour lutter contre tel ou tel problème, mais aussi celui de mener des grèves directs, des sabotages et des boycotts s’il le faut, des occupations, piquets, etc…. jusqu’à la révolution qui culminera sur l’abolition complète du pouvoir.

Mais cette révolution ne viendra pas des urnes ni de la tête pensante de quelques beaux-parleurs. Elle émanera des individus, de la rue, des usines, des quartiers en lutte et qui s’organiseront jusqu’à la majorité (numérique et sociale) en toute conscience et connaissance de cause.

III. CONCERNANT LA VERITABLE DEMOCRATIE PAR L’AUTOGESTION GÉNÉRALISÉE ET OMNIPRESENTE :

Nous voulons une société véritablement démocratique et surtout pleinement libre, donc dans laquelle chacun pourra participer directement aux élaborations et décisions qui le / la / les concernent. Cela se traduit, outre les droits démocratiques classiques tels que la liberté d’expression, d’organisation, de manifestation, de publication, de protection contre l’arbitraire et la torture, la peine de mort, etc…, par les libertés élémentaires concrètes, comme manger, ne pas mourir de faim, ne pas subir les crises récurrentes, concrétiser ses projets et besoins, se soigner, se former, se loger, etc… sans rencontrer l’obstacle des « moyens », sans oublier le droit et la possibilité de décider jusqu’au niveau de la production, démocratiquement, quant à que produire, comment produire, quelle qualité, quelle quantité, quel objectif, quel rendement etc…. tout cela dans l’optique de produire l’abondance de biens, produits et services nécessaires et que chacun comme la collectivité se serve librement et sans contrepartie « au tas » selon ses besoins. Pour ce qui est de concrétiser tout cela et de par quoi remplacer les appareils étatique et gouvernemental actuels, eh bien ce seront les assemblées populaires, conseils ouvriers et paysans, communes libres et ainsi de suite étant fédérés qui seront les structures de la société future.

De plus, ce sera ni patronat ni directeur ni chef ni dirigeants d’aucune sorte ni même représentants : ce sera la démocratie directe intégrale et l’autogestion intégrale pour tous les aspects de la vie démocratique, productive, sociale, politique etc….

QUELQUES TACTIQUES DE LUTTE, POUR L’ACTION DIRECTE ET LA REVOLUTION SOCIALE :

 Propagande et militantisme pour le communisme libertaire ;
 Grève générale, grève spontanée avec occupation des lieux de travail s’il le faut ;
 Sabotage économique et social des directives capitalistes ;
 Mise en grève autogestionnaire du travail ;
 Création de zones autonomes temporaires ;
 Reprise collective et autogestionnaire d’entreprises qui ferment et/ou licencient ;
 Désobéissance civile populaire, massive, organisée et coordonnée aux injonctions injustes
et impopulaires ;
 Boycott et sabotage des institutions et des injonctions étatiques et capitalistes ;
 Propagande théorique puis par le fait en faveur de la révolution, avec l’exemplarité
révolutionnaire … jusqu’à la révolution elle-même ;
 Démanteler l’État et le gouvernement, supprimer le capitalisme et laminer le système
monétaire et instaurer l’anarchisme, la démocratie socialiste libertaire ;

L’HEURE SERA A LA REVOLUTION ET A LA LIBERTE, ALORS MILITONS — ORGANISONS-NOUS RÉSISTONS – DES MAINTENANT ET DÉTRUISONS L’ORDRE CAPITALISTE ET ETATIQUE AINSI QUE MONETAIRE ÉTABLI

Une réflexion sur “NOTRE VISION GENERALE OU BIEN L’OPTIQUE GLOBALE DE L’ANARCHISME”

  1. Pingback: NOTRE VISION GENERALE OU BIEN L’OPTIQUE GLOBALE DE L’ANARCHISME - RévLibertaire

Laisser un commentaire