La cause de l’échec du soulèvement tunisien de Décembre 2010 ayant culminé le 14 Janvier sur la chute et la fuite du tyran Ben Ali réside dans le fait que ce soulèvement était spontané (ce qui fait que ce n’était pas une révolution à proprement parler) et qu’il était prisonnier des cadres de logique étatiste, nationaliste et démocrate bourgeois.
Autrement dit, si cette révolution a déraillé pour finalement échouer, c’est parce que les travailleurs et la population ont été piégés par le démocratisme bourgeois, le nationalisme et l’Étatisme. Ces trois critères ont joué leur rôle de saboteurs de la révolution et ont ainsi non seulement paralysé celle-ci mais ont de surcroît permis à la bourgeoisie aux abois d’amadouer les travailleurs et la population, de les endormir avec l’illusion suscitée par ce démocratisme, les envoyer voter et ensuite, à non seulement maintenir leur exploitation mais finalement à les enchaîner à leurs exploiteurs pour les livrer à Kaïs Saïd, ce populiste mégalomane qui s’était fait passer pour un « ami du peuple » pour aujourd’hui avoir recours à la matraque.
Cette pseudo démocratie et son parlementarisme s’effondraient alors. Et comme longtemps après le 14 Janvier 2011, la bourgeoisie paniquait encore, il lui fallait alors un homme fort pour éviter qu’une deuxième révolution éclaté, face à l’ampleur des problèmes sociaux rencontrés par la population. Kaïs Saïd a été l’outil parfait.
Ajoutons qu’un dictateur n’arrive jamais seul au pouvoir, car pour qu’ils soient aux commandes, c’est toujours parce qu’ils ont des soutiens et que la bourgeoisie leur ouvre la porte. Le reste, c’est de la fable romanesque.
Ce régime autoritaire tunisien non seulement ne tolère plus aucune opposition mais il réprime tout, quadrillé tout et, cerise sur le gâteau, en plus de renforcer l’armée et la police pour mieux étouffer les contestations et oppositions, invente des ennemis imaginaires. Ce qu’on peut voir, c’est que lorsque les urnes ne suffisent plus, la matraque et les fusils prennent la relève. Ce phénomène n’est en rien « exceptionnel » : c’est le capitalisme dans son quotidien qui produit la dictature totalitaire, véritable machine à broyer.
Aujourd’hui, le prolétariat et la population tunisiens se retrouvent désarmés par les illusions électorales passées réformistes et paralysantes et coincés entre misère et terreur. On criminalise toute contestation, on détruit toute organisation autonome, ouvrière ou populaire, on fait taire toute colère, etc…. . La « stabilité » vendue par le régime n’est issue que la peur organisée. Et tant que l’État-nation, la police et l’armée existeront et seront vus comme « légitimes », les travailleurs et la population resteront dominés. Les syndicats « classiques », comme toujours, ont joué le rôle de pompiers sociaux, notamment en analysant la rage populaire vers des palabres inutiles. Ils ont au demeurant paralysé la lutte, cassé l’élan révolutionnaire et finalement ouvert la voie au retour de cette dictature autoritaire.
Quant aux partis démocrates et de l’opposition de gauche, ils ont complété le travail contre révolutionnaire, consistant à vendre la rhétorique de « l’État protecteur » alors qu’ils ne savent que gérer le capitalisme, ce qui amène vers la pauvreté certaines et la tyrannie. Ils ont légitimé un parlement instable et une pseudo démocratie au lieu d’appeler à l’abolition de l’État, de la police, de l’armée, de la justice bourgeoise et de la dictature des rapports capitalistes de propriété ainsi que du système monétaire. Ça a donc été un democratisme réformiste ayant servi de plateau d’argent aux tyrans.
La dictature de Kaïs Saïd n’est pas une rupture mais une continuité : le capitalisme dans sa forme la plus brutale. Il n’y a pas de capitalisme à visage humain et en plus que dans des pays de ce genre, la démocratie relève des châteaux en Espagne, tellement la bourgeoisie est incapable de concrétiser les droits démocratiques, l’idée d’un État « neutre » ou « au service du peuple » ou « Providence » est un mensonge honteux, un comble. Bien sûr, cette dictature là empêche toute alternative réelle, toute reconstruction sociale, mais seule l’auto-organisation des travailleurs et de la population peuvent libérer la société et concrétiser un véritable affranchissement social.
Détruire l’État, le gouvernement et ses appareils de domination puis bâtir des réseaux autogérés, des communes libres, des structures basées sur la solidarité réelle, instaurer l’autogestion et l’égalité concrète : voilà la seule voie et voilà la véritable révolution.
Les travailleurs doivent cesser de simplement survivre et lutter pour un autre avenir de façon à pouvoir commencer à vivre. Il doivent reprendre leurs vies et leurs affaires en main, organiser démocratiques les processus de la production de façon à orienter celle ci vers l’objectif de satisfaction des besoins et non pour la plus value, le profit, l’argent etc… Ensuite, une telle révolution doit consister à transformer l’enseignement, les soins de santé, le logement, la terre etc… en biens communs dont les fruits serin gratuits et librement accessibles à tous.
Abolir l’État n’est pas le bordel et l’anarchisme n’est pas l’anomie. C’est la construction la société libre composée d’assemblées horizontales, autogestionnairee, étant composées elle-mêmes de délégués responsables et révocables à tout moment
Abolir la police, l’armée, la justice bourgeoise, le système carcéral et la bureaucratie, comme aussi remplacer la compétition par la coopération volontaire , la domination par la solidarité, l’asservissement par l’autonomie collective, etc…
C’est cela, le socialisme Libertaire, qui est la seule voie capable d’empêcher qu’une révolution à La base pour la liberté ne devienne une autre dictature autoritaire ou totalitaire. Quant aux élections, on les refuse car hormis de refuser de participer à un cirque cautionnant le système, on ne vote pas la liberté : on la construit. De même, on ne délègue pas le pouvoir: on le détruit. Les lieux de travail et de vie : usines, terres, quartiers, écoles, universités, etc.. de notre vie quotidienne peuvent dès maintenant devenir une base de résistance. La révolution doit continuer car ce n’est pas un moment : c’est un chemin vers l’émancipation collective et sociale.
Tant que le pouvoir existe, il n’y aura rien de définitif ni d’imprescriptible et nous resterons des esclaves. Et la révolution en Tunisie n’a pas manqué de courage mais elle a manqué de lucidité et de perspectives. Seul un mouvement libertaire socialiste peut rouvrir l’horizon d’un véritable affranchissement et d’un avenir digne de ce nom. Démanteler l’Etat et les structures de domination, rebâtir une société fondée sur l’égalité, la liberté et la solidarité + la fraternité.
Et aujourd’hui, le souffle révolutionnaire lancé en 2011 peut renaître, mais transformé et cette fois il doit être armé d’une perspective. L’affranchissement que la révolution doit viser est celui d’un contexte étant sans État ni capitalisme ni système monétaire ni frontières. Une société dans laquelle la population ne subit plus mais construit sa propre existence dans le règne de la liberté.
Très intéressant et on y adhère. On est tous d’accord, soit ! Mais….s’il n’y a pas d’internationalisation ou d’extension de la révolution sociale et communiste libertaire tout de suite (ou même tout court) ni dans les les autres pays ni dans le reste du monde ?
Il s’agit d’une éventualité à prévoir, malheureusement, même si nous doutons pour notre part qu’il en soit ainsi, du fait du caractère international (et internationaliste) de la révolution socialiste et donc de l’impact ou de l’onde de choc qu’elle va susciter dans les autres pays après s’être produite dans un pays donné.
Même si nous souhaitons naturellement l’extension de la révolution socialiste voire une révolution mondiale plus ou moins simultanée (ce serait l’idéal), et bien l’éventualité de non-extension de la révolution est à envisager pour que la révolution elle-même ne soit pas prise au dépourvu et ainsi, nous devons en avertir les travailleurs et la population en conséquence.
Cette éventualité représenterait à la fois une semi-victoire et une semi-défaite. Une victoire partielle car toute révolution victorieuse est en elle-même une victoire, mais elle ne saurait être complète tant que la révolution et le socialisme libertaire n’auront pas gagné l’ensemble de la planète (comme d’ailleurs il se doit pour que le communisme libertaire réussisse) et donc ce serait une semi-défaite également parce que même si la révolution ne serait pas écrasée par la contre révolution, sa non-extension serait un frein à la victoire telle qu’elle vient d’être expliquée dans la mesure où il sera impossible d’achever complètement les réalisations du socialisme libertaire et des objectifs qui lui sont liés.
Voici l’idée générale dans ce cas comme généralement :
Idée des quelques mesures globales qui pourraient être prises dans cette situation :
Un système libre de gestion de leurs affaires sociales quotidiennes par les travailleurs et les paysans sans aucun pouvoir ni Etat ni gouvernement et organisé par le biais de conseils populaires omniprésents.
Expropriation et socialisation pour la mise en propriété collective des moyens de production, d’échange et de distribution essentiels de biens, produits et services.
Quelques possibilités supposées après cela :
Soit il sera possible de générer la gratuité et/ou le système de prix très modérés et démocratiquement pour un maximum de choses. Il peut être possible de supposer ici que les besoins et services vitaux seraient gratuits tandis que le reste serait très peu coûteux, selon les moyens et selon ce que le peuple choisira démocratiquement.
Selon les pays ou les régions gagnés par la révolution, selon ce que les travailleurs et la population voudront et selon ce que permettront les moyens productifs et sociaux du moment :
Soit il sera possible d’assurer la gratuité de tout à l’intérieur du territoire du socialisme, avec le système monétaire qui serait conservé exclusivement pour le commerce extérieur et international.
L’optique de cela est de donner un aperçu de ce que sera et de ce qu’offrira un système communiste libertaire / anarchiste visant à abolir complètement le système monétaire, en attendant l’extension de la révolution. Ce serait donc pour stimuler et approfondir la révolution justement en vue de favoriser son extension.
Plus généralement, il doit être compris, reconnu et admis que l’extension de la révolution sociale communiste libertaire est vitale, parce que celui-ci ne peut pas complètement réussir au sein d’un seul pays, ni même de plusieurs pays. Soit, il doit être mondial ou bien il ne sera rien, et puis, il n’y a aucun intérêt à ce qu’une partie du globe soit socialiste et que l’autre ne le soit pas, outre qu’en plus, ces deux systèmes (capitalisme et communisme libertaire) ne pourront pas cohabiter. C’est donc vital parce que si la révolution ne s’étend pas, tôt ou tard tous les projets d’anarchisme seront réduits à néant et cela sera donc la défaite. C’est aussi pour cela que le travail d’une internationale anarchosyndicaliste dont les sections « nationales » collaborent et coopèrent entre elles étroitement est une nécessité clé dès aujourd’hui.
Quelques idées de mesures qui pourraient être prises par les travailleurs et la population si jamais l’argent reste de facto, avant l’extension de la révolution socialiste :
Pour l’emploi et le plein emploi, avec le socialisme :
Stop à toute suppression d’emploi et défense / maintien de tous les postes de travail existants. Création de nouveaux postes et types d’emplois là où le besoin s’exprime.
Stop le chômage et l’exploitation. Attribution d’un travail à tous ceux qui en ont besoin et à ceux qui en sont aptes. Echelle mobile et dégressive des heures de travail au fil à la fois de l’attribution du travail entre toutes les mains et du développement technique et technologique, ainsi qu’au fil de la disparition des professions dont l’existence est liée à l’existence du système monétaire.et ce sans dégradation des conditions de travail et de vie.
Réévaluation démocratique des grilles de rétributions et hausse des rétributions en les indexant au coût de la vie et l’inflation ainsi qu’à la hauteur des besoins.
Baisse ou bien à défaut, gel des prix et mise en place d’un système de prix démocratiques fonctionnant avec péréquation et contrôle démocratique et populaire des prix.
Stop aux licenciements, a fortiori si c’est sans reclassement.
Interdiction de tout travail de nuit sauf en cas de nécessités sociales importantes ou vitales.
Stop la précarité, même statut de travail pour tous avec un contrat illimité.
Instauration de possibilités d’aménagement du temps de travail pour ceux qui souhaitent poursuivre des formations, mes personnes en situation de handicap, etc….
Baisse des cadences, de la quantité intensive de travail et de la pénibilité du travail, notamment par le partage du travail entre les mains de tous et par l’amélioration matérielle (démocratiquement exprimée) des conditions de travail
Mise en place d’un système d’allocations sociales (familiales, handicap, chômage, études, etc…) sous contrôle ouvrier et indexées sur le coût de la vie et à la hauteur des besoins.
Pour le bien-être des travailleurs et du peuple, avec le socialisme :
Pour un système de soins gratuits et librement accessibles à tous:
Etablissement de structures de santés (infirmeries, cabinets médicaux, médecine du travail, paramédicales, etc…) sur les lieux de travail et d’études et/ou à proximité.
Reconnaissance publique, politique et sociale des maladies professionnelles et sociales aussi bien physiques que psychiques ainsi que mentales.
Mise en place et développement d’un système de soins médicaux préventifs pour les soins aussi bien physiques que psychologiques.
Congés hebdomadaires de trois jours consécutifs minimum et mise en place d’une durée de congés de 15 semaines annuelles (équivalente à la durée de congés dont disposent les enseignants).
Stop et abolition de toutes les lois et conventions anti-démocratiques, anti-ouvrières, anti-populaires et anti-sociales
Non à la justice bourgeoise et expéditive ! Pour un système de justice totalement démocratique et gratuite et face aux pouvoir exorbitants des juges, mise en place d’un système d’élection des juges, avec possibilité de révocation à tout moment, et mise en place d’un système de jurys populaires pour instaurer une justice démocratique et populaire.
Abolition des châtiments barbares comme la peine de mort, la torture et de l’emprisonnement pour ceux qui ne sont pas directement dangereux pour autrui ! Dépénalisation des « crimes et délits sans victimes ».
Construction de nouveaux logements à la hauteur des besoins après recensements et attribution pour chacun de logements salubres et de qualité, ou gratuit.
Instauration de l’écart des rétributions allant de 1 à 4 en augmentant les plus bas revenus et en plafonnant les plus haut, ou bien, à défaut, en les taxant progressivement et proportionnellement.
Pour les personnes âgées, mise en place d’un système de pensions de retraites équivalentes au meilleur des anciens salaires, et pour ceux qui n’ont jamais travaillé, pension minimum liée au SMIC. Pour un système de retraites correctes à partir de 60 ans et 55 ans voire moins pour les travaux pénibles et échelle dégressive de l’âge du départ à la retraite. Contre toute perspective de système de retraite par capitalisation.
Pour les handicapés, création de nouveaux postes, adaptations des postes et des rythmes de travail, et mise en place de moyens favorisant l’autonomie. Allocation égale au SMIC pour ceux qui n’ont jamais travaillé et égale à l’ancien salaire pour ceux qui ont exercé auparavant une profession et qui ont quitté leur emploi suite à une maladie, accident, etc….. Pour le développement d’une perspective d’encouragement à participer à la vie productive, sociale et politique.
Pour une Fiscalité équitable :
Suppression des impôts indirects et injustes et mise en place, avec le contrôle de la population et des travailleurs du fisc, d’un système d’impôts directs et progressifs et proportionnels (revenus, rentes, capital, fortune, sociétés, etc…).
Expropriation de toutes les banques sans exception, nationales comme étrangères et fusion en un seul organisme social et populaire de crédit, sous la propriété, le contrôle et la gestion des travailleurs et des usagers.
Pleins droits de citoyenneté à part entière pour les immigrés et les migrants, avec le socialisme :
Liberté de circulation et d’installation pour tout un chacun où bon lui semble peu importe la nationalité et peu importe la façon dont il / elle est entré (e) :
Attribution inconditionnelle des pleins droits de citoyenneté à tous ceux qui sont entrés ici, peu importe la nationalité et la façon dont ils sont entrés;
Régularisation inconditionnelle de tous les sans-papiers dans certains pays.
Pour la stimulation de la révolution socialiste dans les pays en question et coopération dans la lutte pour le communisme libertaire et la véritable libération sociale.
Pour la jeunesse ! Place à la jeunesse !
Sur le travail de la jeunesse, avec le communisme libertaire :
Stop à toute forme de précarité !
Embauche en contrat illimité et avec la même rétribution et les mêmes conditions que pour tous les autres travailleurs. Instauration d’un système d’embauches assurées sous contrôle ouvrier. Instauration de l’autogestion non hiérarchisées et droit de véto et de décision par les travailleurs concernés quant aux embauches.
Sur l’enseignement et la formation, avec le socialisme :
Enseignement totalement gratuit et librement accessible en allant du jardin d’enfants aux études supérieures.
Possibilité d’accès totale pour chacun aux études ou à la formation souhaitée.
Refus des jardins d’enfants, écoles et lieux d’études privés en tout genre et expropriation des lieux d’études privés.
Pour un enseignement gratuit et obligatoire pour tous dès le jardin d’enfants jusqu’à la majorité.
Pas de classes au-dessus de 20 élèves et multiplication du nombre d’enseignants et création de nouveaux établissements scolaires et étudiants à la hauteur des demandes et besoins.
Transformation de toute la pédagogie à tous les échelons de l’enseignement.
Pour une formation générale liant théorie et pratique.
Dans les villes et quartiers, avec le socialisme :
Suivi particulier des jeunes en difficulté. Crèches et jardins d’enfants librement accessibles et gratuits pour tous. Droit de participation à la vie politique pour la jeunesse. Mise en place de lieux de vie, d’animation et culturels avec des éducateurs formés et favorisant le développement multiple de la jeunesse et de ses talents (culture, science, arts, politique) pour favoriser son épanouissement dans tous ces domaines.
Pour une véritable égalité juridique et sociale entre hommes et femmes, avec le socialisme :
Pour une vraie égalité sociale et juridique.
Socialisation des tâches ménagères avec la mise en place de crèches, de buanderies, de laveries et de cantines collectives et autogérées démocratiquement sur les lieux de travail ou bien à proximité de ceux-ci ainsi que dans chaque quartier, de façon à libérer les femmes du fardeau des tâches domestiques
Contre le harcèlement sexuel, le sexisme et le patriarcat, les discriminations sexistes et sexuelles.
Droit pour toutes à toute forme de contraception et à l’Interruption Volontaire de la Grossesse. Contre l’exploitation particulière des femmes et du corps de la femme. Combat contre la prostitution, contre toute traite des êtres humains et contre la pornographie. Non aux sites pornographiques et aux sites pédophiles. Non aux relations sexuelles à caractère pédophile et/ou incestueuse et punition avec rééducation des pédophiles et des incestueux. Lutte contre l’image dégradante et mercantile ainsi que pornographique du corps de la femme.
Pour la défense, le maintien et l’élargissement de nos droits démocratiques, avec le socialisme :
Pour l’élargissement des droits et libertés démocratiques pour tous, et pour la mise en place de nouveaux.
Pour une réelle liberté d’expression, de manifestation, d’organisation, etc…. Pour le droit d’organisation sans restriction ni obligation d’enregistrement administratif. Pour le droit de grève sans restrictions.
Contre les obstacles à la représentation populaire dans toutes les institutions. Représentation sur la base de la proportionnelle et du consensus.
Halte aux mesures répressives et à la mise au pas de la population.
Libération, à l’exception des fascistes et des contre-révolutionnaires, de tous les prisonniers politiques et d’opinion et de tous ceux qui ne sont pas coupables de crimes les plus graves.
Contre le harcèlement et les violences policiers.
Pleine liberté de la presse et soutien aux divers lanceurs d’alerte.
Contre le système carcéral, pour le développement d’un système de peines réparatrices et alternatives au « tout carcéral » et contre la logique de « crimes sans victimes » (usagers du cannabis, relations sexuelles et sociales consenties, adultère, etc…) et la prison devra être abolie pour ceux qui ne sont pas directement dangereux pour autrui.
Pour le maintien du système carcéral uniquement pour ceux qui représentent un danger pour autrui (braqueurs, agresseurs, violeurs, pédophiles, meurtriers), avec rééducation, et à la place, développement d’un système alternatif aux prisons (travaux d’intérêt général, semi-liberté, surveillance, peines à domicile, peines conditionnelles, etc…).
Contre les plans d’Etat d’urgence et les plans d’exception : Dissolution des corps spéciaux de police et de répression, jusqu’au remplacement de la police et de l’armée par une garde de défense populaire et démocratique issue du « peuple en armes ».
Pleins droits de liberté d’expression y compris d’activités politiques et syndicales dans les entreprises.
Combat contre les idéologies et les perspectives réactionnaires : le racisme, l’extrême droite, le populisme, le nationalisme, le sexisme, le fascisme, le patriarcat, l’intégrisme religieux, etc…
Pour une vie culturelle, sportive et sociale basée sur les traditions sociales et du mouvement populaire, en opposition à l’élitisme.
La religion étant une affaire privée et libre :Droit et liberté de culte religieux. Liberté de pratiquer une religion comme de n’en pratiquer aucune sans que rien ni quiconque n’y fourre son nez, et ce universellement. Contre l’oppression étatique et contre une quelconque oppression pour motifs religieux. Pour la lutte contre l’emprise des religions et des intégrismes rétrogrades sur la société et pour une véritable laïcité démocratique et ouverte ainsi que non discriminatoire.
Environnement et écologie : Lutte pour la sauvegarde de l’environnement et contre la menace d’une grande catastrophe écologique
Arrêt partout de la construction de centrales nucléaires et remplacement des énergies nucléaires et fossiles par des énergies renouvelables. Refus de l’enfouissement des déchets toxiques.
Contre toute perspective d’extraction du gaz de schiste et du pétrôle de schiste. Stop à l’utilisation des produits non recyclables et toxiques.
Stop les Organismes Génétiquement Modifiés et bannissement des perturbateurs endocriniens.
Contre tout grand projet inutile et plus jamais de grands projets ni de grands chantiers sans consultation ni consentement des habitants et de la population.
Stop la pollution de l’eau, de l’air et des sols, et respect de la vie animale : stop aux fermes industrielles de mille vaches et stop aux fermes de poules entravées et confinées.
Préservation de la biodiversité dans l’agriculture comme dans toute activité humaine. Développement d’un système de transports collectifs en préférant le transport par chemins de fer. Pour un système de recyclage des déchets en matières premières utiles.
Pour l’alliance stratégique avec les couches intermédiaires, avec le socialisme :
Accès libre et universel et gratuit pour tous et toutes aux soins, à la culture, à l’enseignement, à la formation et généralement à tous les domaines sociaux.
Bannissement de toute sélection sociale quant à l’accès aux écoles et établissements de formation.
Sortie de la soumission des sciences à la logique du profit, et sortie des formations de la mainmise du patronat.
L’APPORT DE LA REVOLUTION SOCIALE COMMUNISTE LIBERTAIRE DANS LES PAYS IMPERIALISTES OU CAPITALISTES AVANCES :
Une révolution socialiste se produisant dans un ou plusieurs pays impérialistes serait une bonne base pour réaliser le socialisme libertaire, et donc un bon point de départ pour l’anarchisme, car outre que cela désarmerait l’impérialisme voire que cela le mettrait hors d’état de nuire une fois pour toutes, cela donnerait les bases pour sonner le glas des tyrannies qui sévissent encore dans les pays néocoloniaux mises en place et dominées par ce même impérialisme en étant les valets de celui-ci, en tant que marionnettes de lui et qui s’empressent de vendre les richesses des pays dominés en question au plus offrant et donc qui contribuent au pillage des ressources de ces mêmes pays dominés.
C’est là qu’il s’agirait d’une vraie libération et d’une vraie souveraineté pour les travailleurs, paysans et populations de ces pays en question, néocoloniaux et même pour les pays jadis impérialistes, et donc une vraie libération mondiale , aussi sur la base que « un peuple qui en opprime un autre ne peut être un peuple libre » et puis en lui-même, seul le communisme libertaire est en mesure de briser les tentacules du capitalisme et le domination une fois pour toutes.
Une révolution dans un pays impérialiste sonnerait donc le glas de la domination néocoloniale en général aussi parce que qui dit révolution socialiste libertaire et destruction du pouvoir et de l’Etat victorieux dans un pays anciennement impérialiste donné (genre la France, l’Angleterre, les USA, le Japon, etc…pour prendre les principaux exemples) dit la même chose dans les pays jadis « néocoloniaux », ce qui signifie que le nouveau contexte social et productif + l’impact de la révolution vont faire lâcher prise de tout soutien aux dictatures locales et à celles-ci (qui faisaient de bonnes affaires avec l’impérialisme) puis donneront de l’inspiration aux autres travailleurs et populations ailleurs. La clé réside donc dans une révolution sociale mondiale et de forte préférence plus ou moins simultanée.
Ainsi, la construction d’outils anarchosyndicalistes et pour la révolution sociale communiste libertaire puis la construction du communisme libertaire lui-même partout dans le monde et dans les pays dominés aujourd’hui par l’impérialisme doit être liée à celle se faisant dans les pays impérialistes, et vice versa.
Alors que l’impérialisme c’est la domination, l’écrasement et la guerre, il faut créer un large refus de TOUTES les guerres :
Stopper toutes les aventures militaires quelles qu’elles soient et obtenir le retrait de toutes les troupes des pays dans lesquels elles sévissent.
Stopper également les aventures militaires de l’impérialisme et les guerres de conquête ou de pillage des richesses même sous couvert de « guerres contre des dictatures ».
S’opposer aux propagandes militaristes et/ou nationalistes dans les écoles, les lycées et généralement dans la jeunesse.
Contrer les recrutements militaires dans la jeunesse.
Opter pour le désarmement nucléaire et le démantèlement de l’OTAN et de toute alliance militaire impérialiste puis pour le désarmement.
*marxistes, staliniens, maoïstes, trotskistes et autres imposture « communistes »……
Démocratie Socialiste Libertaire
Qui s’intéresse à l’anarchisme et au socialisme libertaire aujourd’hui pour ce qu’il est réellement ?
Qui s’intéresse aux perspectives du socialisme libértaire pour l’affranchissement de l’humanité ?
A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, de nombreuses œuvres présentaient les « bases » et les « principes » ou encore les « rudiments » du socialisme et du communisme ainsi que de l’anarchisme. Elles avaient été écrites et émises pour contribuer à donner une abondante production littéraire et militante qui avait été produite et qui était connue chez de nombreux travailleurs, chez lesquels, jusqu’à de nombreuses familles, le socialisme et l’émancipation des travailleurs et de la population étaient l’objet d’intérêt et de discussions fréquentes, abondantes et passionnées. Mais ceci, il fût un temps… Ce temps, c’était il y a un siècle, voire plus et aujourd’hui, et c’est hélas une époque dite « révolue » aujourd’hui.
Du coup, comme nous le disons, qui s’intéresse aujourd’hui au socialisme et a fortiori au communisme libertaire ou bien l’anarchisme ?
Cette question se pose car les terme socialisme et communisme, ayant été identifiés aux « socialismes » et « communismes » officiels, tels que d’une part la social-démocratie de l’Europe Occidentale, de la Scandinavie et autres systèmes en vigueur dans certains pays, les politiques et gouvernements de gauche antilibérale dans d’autres pays et d’autre part, les pseudos-socialismes tels que le « socialisme » dit du « tiers Monde » et le stalinisme « communiste » qui a jadis régné en URSS et dans les pays de l’Europe de l’Est, et qui continue de régner encore dans les pays du même genre qui restent aujourd’hui (à savoir la Chine, la Corée du Nord, Cuba, le Laos et le Vietnam), eh bien du coup, lorsqu’on en parle / le présente, ne suscite qu’indifférence ou scepticisme dans le meilleur des cas lorsqu’il suscite de l’intérêt (très souvent brièvement) ou alors il suscite rejet voire hostilité dans le pire des cas.
D’ailleurs, dans un sens, c’est compréhensible, dans la mesure où le véritable socialisme, avec le communisme libertaire, est méconnu pour ce qu’il est réellement, voire en lui-même, comme nous allons le voir et l’expliquer, mais également parce qu’il est naturellement impossible et puis insensé surtout de s’enthousiasmer pour des gouvernements qui ne sont que seulement antilibéraux en vérité et qui, dans la pratique, ont soit mené des politiques économiques et sociales qui les ont rendus semblables et difficiles à distinguer de celles des partis avérés du capital, de la droite, ouvertement libérale ou conservatrice d’une part, soit des régimes ayant pratiqué la terreur, ayant été basés et soutenus sur / par la répression policière, s’ils n’ont pas pratiqué des politiques criminelles, responsables d’ailleurs de la destruction de vies innocentes.
Alors, les « trahisons » des uns et la tyrannie et la cruauté des autres et vice-versa, mais dans tous les cas les échecs économiques, politiques et sociaux de tous, et plus particulièrement de TOUS ces « socialismes » officiels là, ont se facto contribué à ce qu’ils soient, malgré leurs prétentions, les alliés les plus efficaces du capitalisme et des maîtres capitalistes actuels dominant le monde, dans la mesure où ces régimes « communistes » ont contribué y compris sans le vouloir à faciliter le travail de propagande des partisans avérés du capitalisme, trop heureux de faire le lien entre ces crimes et les échecs politiques des régimes en question au « socialisme », aidant ainsi à conserver le statut quo et faisant ainsi se prolonger et se perpétuer le capitalisme et au demeurant, les intérêts matériels et les privilèges des maîtres et bénéficiaires de cet ordre social actuel.
Néanmoins, en dépit de ce discrédit ou de cette indifférence / ce scepticisme qui frappent le socialisme et le communisme et toute perspective visant à en finir avec le capitalisme, eh bien nous continuons, nous insistons, nous persistons, etc… à militer sans concession contre ce système néfaste quelle qu’en soit sa forme, plus que jamais et qui plus est, en particulier pour faire mettre en place le communisme anarchiste, ou bien, si on préfère, le communisme libertaire, justement parce que nous sommes des militants communistes et que ni nous-mêmes ni le communisme que nous proposons n’ont quoi que ce soit à voir avec ces faux « socialismes » et « communismes » là.
C’est aussi parce que ces anciennes perspective de « République Démocratique et Sociale » et ce système de gestion directe par la population de ses affaires sociales quotidiennes, étant organisé sans Etat ni gouvernement puis impliquant la prise en possession et en mains des moyens de production, d’échange et de distribution de biens et services, et des fruits du travail / richesses par les travailleurs et l’ensemble de la population, en vue d’en assurer la propriété collective / commune et donc sociale, avec la gestion (démocratique) dans l’intérêt des travailleurs et de la population et de la société, par et pour eux-mêmes ainsi que dans l’intérêt de tous, de façon à assurer la satisfaction des besoins et du bien-être commun, eh bien que voulez-vous, non seulement nous en croyons en sa nécessité et en sa faisabilité en même temps mais de surcroit, en notre époque, de plus en plus en son urgence.
Car au final, après tout :
Qui osera émettre ou défendre l’idée (à part les ignorants ou bien ceux qui ont un intérêt clair au maintien du capitalisme et au règne dictatorial du système monétaire) que le capitalisme est le meilleur des mondes ou bien le seul contexte social possible quant au monde dans lequel nous pouvons vivre ?
Qui osera émettre ou défendre l’idée que ce monde est vivable et que le but de la société et du système actuels est le bien-être du peuple et de tous ses membres ?
Qui osera affirmer que le capitalisme, qu’il soit privé ou étatique, est un système fait pour assurer la satisfaction des besoins et donc nous apporter la tranquillité, la prospérité, le bien-être et la sécurité ?
Et même si ce nouveau système de démocratie libertaire ne sera certes pas pour demain, hélas, qui de sensé peut souhaiter léguer à ses descendants un monde dans lequel règnent des fléaux et horreurs (récurrents et interminable) tels que la pauvreté, les inégalités, la précarité, l’insécurité, le chômage, la misère, le risque de perdre son logement etc… et de se retrouver à la rue, de mourir de faim, ou bien, pour ceux qui doivent « s’estimer heureux » d’avoir un travail (de surcroît ennuyeux, dangereux et répétitif ainsi que de plus en plus précaire), le risque de perdre cet emploi avec les conséquences qui s’en suivent ?
Enfin, qui peut ignorer ou oser nier les millions de victimes des crises récurrentes du capitalisme, de la famine, des guerres et conflits, etc…faisant du capitalisme et de son bras droit, à savoir le système monétaire (castrateur de libertés et nous tenant en laisse) les plus criminels de tous les systèmes ?
Alors oui, parce que nous sommes nés sous le système (capitaliste) là et que nous n’avons pas non plus connu autre chose que le système monétaire, et que nous avons connu que ces systèmes-là et rien d’autre, et du fait que ces systèmes là ont une longue existence historique, et puis aussi à cause de l’endoctrinement que nous recevons par le formatage idéologique pratiqué sur nous par les maîtres actuels et leurs Etats depuis le berceau jusqu’à la tombe, nous avons le réflexe de penser que ce système et l’argent et la propriété capitaliste sont aussi « normaux » et aussi « naturels » que l’air que nous respirons, et que la société ainsi que la « nature humaine » sont « immuables », qu’il en a toujours été ainsi, etc….
C’est vrai que les sociétés de classes ont une existence millénaire, mais pour rappel, c’est aussi exactement cette même rengaine qu’avaient en tête les esclaves au temps de l’esclavagisme, ce que pensaient les gens qui vivaient à l’époque du féodalisme avant les révolutions bourgeoises ayant balayé le féodalisme (mais pas l’exploitation ni la société de classes), ce qui vivaient sous le pseudo « communisme » (le stalinisme et ses variantes) en URSS et dans les pays de l’Est avant la chute du Mur de Berlin et de l’URSS elle-même ainsi que des pays qui lui étaient liés. C’est également ce que pensaient, dans certains pays de la sphère arabo-musulmane, ceux qui subissaient le joug de tyrans qu’on croyait invincibles, comme feux les tyrans Ben Ali (Tunisie), Kadhafi (Libye) et Moubarak (Egypte) jusqu’à ce que se soient produits les soulèvements connus sous le nom de « printemps arabe » qui ont chassé ces dictateurs, quand bien même beaucoup de chemin reste à faire pour ce qui est des pays en question.
Le capitalisme a une longue histoire d’environ 300 ans, et ce que nous pensons nécessaire de comprendre, c’est que lui et le règne de l’argent, si on veut concrétiser notre libération en ce 21ème siècle, et à l’instar de l’esclavagisme et du féodalisme, peuvent être renversés, détruits et remplacés par un nouveau système. En effet, pourquoi, comme le système féodal ou autocrate tsariste de Russie, il [le capitalisme] ne pourrait pas être remplacé par l’action révolutionnaire d’autres humains et populations ? Pourquoi devrait-t-il être nécessairement plus éternel ou durable que l’ont été l’esclavagisme, le féodalisme et en fait tous les systèmes sociaux qui l’ont précédé ?
A la base, à l’origine, les mots « socialisme » et « communisme » signifiaient respectivement l’abolition de la propriété capitaliste (qu’elle soit privée ou étatique) des moyens de production et de distribution et leur mise en commun afin d’assurer la propriété collective ou sociale de ces moyens de production. Cela est toujours l’authentique sens, toujours valable aujourd’hui. Du coup, dans le même sens, il peut être presque le synonyme de communisme, qui signifie propriété commune des moyens de production. C’est la même chose, aussi en ce sens que la propriété, une fois les rapports de propriété capitalistes (privés comme étatiques) seront abolis, deviendra collective et sociale ou, si on le préfère, commune, c’est-à-dire que les moyens de production ne seront ni maintenus privés ni étatisés mais deviendront propriété collective, autrement dit ils deviendront le patrimoine qui appartiendra aux travailleurs et à la population, avec pour chacun de leurs membres le sentiment d’être propriétaires et responsables à la fois, en matière de possession et de gestion de ces outils productifs, avec ce que ça implique en matière de production et de distribution des fruits de celle-ci, qui sera orientée de façon à assurer la satisfaction des besoins, et le tout étant organisé et géré de manière démocratique.
Si à une certaine époque la plupart des militants pour le socialisme tel que conçu ici se mettaient d’accord sur la conception définie ici, ce n’est plus le cas aujourd’hui, tellement le socialisme et le communisme ont été confondus avec de nombreuses choses, galvaudés, et aussi, de surcroît, ils divergeaient quand même quant aux moyens à employer pour l’organiser et le mettre en place.
La meilleure preuve à cela, qui d’ailleurs saute aux yeux, c’est que ce que beaucoup de gens associent au socialisme / communisme aujourd’hui, à tort, ne correspond en rien avec le socialisme tel qu’on l’entendait jadis et tel que nous le proposons aujourd’hui pour notre part, en vue de concrétiser un véritable affranchissement social pour l’humanité, et ce qu’il s’agisse de gouvernements antilibéraux qui assuraient une autre gestion du capitalisme supposée plus « sociale » tout en obéissant aux lois du marché ou aux mêmes lois que dans les pays où gouvernent des partisans déclarés du capitalisme, ou bien qu’il s’agisse des pays staliniens pseudo socialistes avec une bureaucratie liée à une bourgeoisie d’Etat qui contrôlait l’économie et la production grâce à sa mainmise tentaculaire sur l’Etat et la société, tout en obéissant aux mêmes lois également.
Le communisme libertaire représente aujourd’hui cette idée de transférer les moyens de production depuis les mains du privé et/ou de depuis l’Etat bourgeois vers les mains des travailleurs et de la population, étant organisés et aux commandes, autrement dit vers leurs mains et sous leur contrôle et leur gestion démocratique par et pour eux-mêmes, afin que soit assurée la gestion de ces moyens de production de façon à orienter celle-ci vers l’abondance en vue de distribuer les fruits de la production de façon à concrétiser la satisfaction des besoins, pour enfin assurer le bien-être général et la prospérité, et jamais plus les intérêts de la minorité possédante et ses impératifs de profits et d’argent. Et cette perspective jadis séduisait un très important nombre de travailleurs qui, de surcroît, vivaient et travaillaient dans des conditions misérables, très pénibles et exécrables. Alors les idées socialistes et communistes avaient connu un plein essor et au demeurant, la future société socialiste / communiste et les moyens d’y parvenir et de la mettre en place étaient des thèmes très couramment abordés dans les conversations chez les ouvriers, les familles, etc…. mais ce fût…à l’époque.
C’est donc à la fois pour présenter cette perspective du communisme libertaire, seul véritable perspective de libération pour notre époque, pour ce qu’elle est réellement et démêler le vrai du faux, ainsi que pour présenter la vérité quant au conditionnement actuel dans lequel nous sommes cantonnés (tant par les médias que par les divers moyens de persuasion du régime capitaliste) que ce site a vocation d’exister. Il n’a pas vocation à donner une étude approfondie et exhaustive de la perspective socialiste ou de chaque détails quant à comment ceci ou cela sera organisé dans la future société socialiste, comme il n’a pas été conçu uniquement par / pour des intellectuels ni par / pour des spécialistes en sciences politiques. Non, et en fait son ambition est pour le moment bien plus modeste que ça :
Présenter de manière claire, développée et concrète la perspective communiste libertaire, en en diffusant la connaissance, en employant certains termes qui nous paraissent essentiels et qui pourtant ne sont jamais abordés dans les médias, les programmes scolaires et sociaux essentiels, etc… et de susciter l’intérêt pour le socialisme / communisme libertaire et ainsi redonner aux gens le goût de le découvrir et d’approfondir leur connaissance sur ceux-ci et par la même occasion leurs connaissances sur la société dans laquelle ils vivent.
Contribuer à la découverte et à la diffusion de ces idées révolutionnaires.
Assurer le développement de la réflexion critique des gens et de la compréhension chez les travailleurs de leur position sociale, de leurs intérêts communs et de leur rôle historique, lié à leur conscience de classe.
Permettre aux véritables socialistes et communistes anarchistes issus de toutes les sensibilités de l’anarchisme et de toutes les latitudes de discuter, de débattre et, dès que possible, de fonder dès que possible une initiative, un outil d’organisation et d’action militante en faveur du renversement du capitalisme et du règne de l’argent (en même temps) et de l’établissement du socialisme par la voie révolutionnaire majoritaire et donc démocratique.
Autrement dit, discuter, informer, former, éduquer, critiquer, écouter, proposer, prendre des propositions, comprendre, secouer l’apathie, casser le scepticisme et les illusions, organiser….en vue…du socialisme et…de….notre libération enfin en ce 21ème siècle.
Ces idées et perspective exposées ici ne nous appartiennent pas. Elles ne sont pas notre propriété, mais sont nôtres dans la mesure où elles sont l’héritage et le patrimoine commun théoriques et pratiques de tous ceux qui aspirent à concrétiser l’avènement du règne de la grande liberté et d’un système réellement démocratique, autrement dit, pour ceux qui aspirent à concrétiser l’anarchie, la véritable démocratie sociale, une démocratie directe et omniprésente, en vue de la véritable libération sociale, dans laquelle les individus comme la collectivité seront non seulement les objets et les bénéficiaires de ce système socialiste mais également où ils en seront les acteurs et les sujets, notamment pour ce qui est des décisions et des orientations, en même temps, et non plus, comme c’est le cas avec le capitalisme actuellement, c’est-à-dire des individus qui même s’ils sont « libres », le sont relativement et restent tenus en laisse ou réduits à l’état d’instruments ou de rouages d’une machine dirigée par des maîtres ou par l’Etat.
Ajoutons que pour nous, militants anarchistes / communistes libertaires, nos idées ne sont ni des ornements ou des icônes inutiles, aussi « populaires » qu’ils puissent être, et vidés de leur sens, ni des discours de politiciens et hommes d’Etat, discours auxquels d’ailleurs ces politiciens et hommes d’Etat ne croient même pas. Non, nous considérons que ces idées sont des outils, des outils nécessaires pour mieux comprendre notre histoire, notre présent, le monde dans lequel nous le vivons, et pour, osons l’affirmer, semer les grains de notre avenir de liberté. Hâtons l’heure de notre libération !
La plupart d’entre nous, absorbons à longueur de notre vie les informations véhiculées par l’Etat (capitaliste et fait sur mesure pour assurer l’organisation politique, économique et sociale des capitalistes et de leur pouvoir) et les grands médias (au fait, qui les possède ?) et c’est pour cette raison que les travailleurs et la population « acceptent » ou bien « tolèrent » le capitalisme et le système monétaire, en ce sens que les individus ont le réflexe de ne pas « pouvoir voir » plus loin que les limites imposées à cette « information » par ceux qui contrôlent tout, et donc à ne pas remettre en cause le monde et l’organisation actuel de la société, implicitement acceptée par les maîtres actuels et relayés par les médias et les moyens de persuasion, ni à se demander quels intérêts cette organisation sociale favorise avant tout.
Nombreux seront à l’avenir ceux qui ne seront pas du tout familiarisés avec les idées présentées ici, même au delà de ce qu’on imagine, et ce du fait qu’elles sont ignorées et ainsi méconnues, et d’ailleurs, pour beaucoup aussi, la présentation de ce site et de ces idées socialistes pourra être déroutante.
Cela dit, nous espérons quand même que cela éveillera d’un autre côté leur curiosité, et qu’ensuite viendra le désir de se poser et de nous poser des questions, auxquelles nous répondrons de notre mieux, leur envie de remettre en cause de manière critique et intelligemment constructive ce que nous proposons ici (ceci est le processus par lequel passe tout militant pour le socialisme) et bien sûr, pour ceux qui sont convaincus de la pertinence de ces idées et perspectives socialistes, l’envie de nous rencontrer, l’envie d’agir, de créer quelque chose de structurel aux fins de militer à leur tour pour en finir avec le capitalisme et mettre en place le communisme libertaire.
La société capitaliste actuelle favorise la concurrence et l’atomisation ainsi que le « chacun pour soi » individualiste pour assurer la domination tout en compensant les choses par la faiblesse numérique de la minorité de maîtres capitalistes régnants et se maintenant par les divisions et l’ignorance du peuple. Ainsi, éparses et isolés, personne d’entre nous ne pourra agir sur la (triste) réalité. Bien sûr. Mais comme on dit si bien, « les petits ruisseaux font les grandes rivières » ou bien « les petites gouttes forment les grands torrents », et donc ce sera l’association organisée et la coordination interactive de tous nos efforts individuels et collectifs orientés vers un but commun, qui fera notre force jusqu’à ce que pour nous, l’immense majorité de la population, il devienne possible, « tous ensemble », de faire sonner le glas du capitalisme, de l’argent et de l’Etat et de concrétiser notre libération puis de bâtir ce monde bien meilleur et réellement libre et vivable.