Pourquoi l’échec de la révolution de 2010 / 2011 en Tunisie ?

La cause de l’échec du soulèvement tunisien de Décembre 2010 ayant culminé le 14 Janvier sur la chute et la fuite du tyran Ben Ali réside dans le fait que ce soulèvement était spontané (ce qui fait que ce n’était pas une révolution à proprement parler) et qu’il était prisonnier des cadres de logique étatiste, nationaliste et démocrate bourgeois.

Autrement dit, si cette révolution a déraillé pour finalement échouer, c’est parce que les travailleurs et la population ont été piégés par le démocratisme bourgeois, le nationalisme et l’Étatisme. Ces trois critères ont joué leur rôle de saboteurs de la révolution et ont ainsi non seulement paralysé celle-ci mais ont de surcroît permis à la bourgeoisie aux abois d’amadouer les travailleurs et la population, de les endormir avec l’illusion suscitée par ce démocratisme, les envoyer voter et ensuite, à non seulement maintenir leur exploitation mais finalement à les enchaîner à leurs exploiteurs pour les livrer à Kaïs Saïd, ce populiste mégalomane qui s’était fait passer pour un « ami du peuple » pour aujourd’hui avoir recours à la matraque.

Cette pseudo démocratie et son parlementarisme s’effondraient alors. Et comme longtemps après le 14 Janvier 2011, la bourgeoisie paniquait encore, il lui fallait alors un homme fort pour éviter qu’une deuxième révolution éclaté, face à l’ampleur des problèmes sociaux rencontrés par la population. Kaïs Saïd a été l’outil parfait.

Ajoutons qu’un dictateur n’arrive jamais seul au pouvoir, car pour qu’ils soient aux commandes, c’est toujours parce qu’ils ont des soutiens et que la bourgeoisie leur ouvre la porte. Le reste, c’est de la fable romanesque.

Ce régime autoritaire tunisien non seulement ne tolère plus aucune opposition mais il réprime tout, quadrillé tout et, cerise sur le gâteau, en plus de renforcer l’armée et la police pour mieux étouffer les contestations et oppositions, invente des ennemis imaginaires. Ce qu’on peut voir, c’est que lorsque les urnes ne suffisent plus, la matraque et les fusils prennent la relève. Ce phénomène n’est en rien « exceptionnel » : c’est le capitalisme dans son quotidien qui produit la dictature totalitaire, véritable machine à broyer.

Aujourd’hui, le prolétariat et la population tunisiens se retrouvent désarmés par les illusions électorales passées réformistes et paralysantes et coincés entre misère et terreur. On criminalise toute contestation, on détruit toute organisation autonome, ouvrière ou populaire, on fait taire toute colère, etc…. . La « stabilité » vendue par le régime n’est issue que la peur organisée. Et tant que l’État-nation, la police et l’armée existeront et seront vus comme « légitimes », les travailleurs et la population resteront dominés. Les syndicats « classiques », comme toujours, ont joué le rôle de pompiers sociaux, notamment en analysant la rage populaire vers des palabres inutiles. Ils ont au demeurant paralysé la lutte, cassé l’élan révolutionnaire et finalement ouvert la voie au retour de cette dictature autoritaire.

Quant aux partis démocrates et de l’opposition de gauche, ils ont complété le travail contre révolutionnaire, consistant à vendre la rhétorique de « l’État protecteur » alors qu’ils ne savent que gérer le capitalisme, ce qui amène vers la pauvreté certaines et la tyrannie. Ils ont légitimé un parlement instable et une pseudo démocratie au lieu d’appeler à l’abolition de l’État, de la police, de l’armée, de la justice bourgeoise et de la dictature des rapports capitalistes de propriété ainsi que du système monétaire. Ça a donc été un democratisme réformiste ayant servi de plateau d’argent aux tyrans.

La dictature de Kaïs Saïd n’est pas une rupture mais une continuité : le capitalisme dans sa forme la plus brutale. Il n’y a pas de capitalisme à visage humain et en plus que dans des pays de ce genre, la démocratie relève des châteaux en Espagne, tellement la bourgeoisie est incapable de concrétiser les droits démocratiques, l’idée d’un État « neutre » ou « au service du peuple » ou « Providence » est un mensonge honteux, un comble. Bien sûr, cette dictature là empêche toute alternative réelle, toute reconstruction sociale, mais seule l’auto-organisation des travailleurs et de la population peuvent libérer la société et concrétiser un véritable affranchissement social.

Détruire l’État, le gouvernement et ses appareils de domination puis bâtir des réseaux autogérés, des communes libres, des structures basées sur la solidarité réelle, instaurer l’autogestion et l’égalité concrète : voilà la seule voie et voilà la véritable révolution.

Les travailleurs doivent cesser de simplement survivre et lutter pour un autre avenir de façon à pouvoir commencer à vivre. Il doivent reprendre leurs vies et leurs affaires en main, organiser démocratiques les processus de la production de façon à orienter celle ci vers l’objectif de satisfaction des besoins et non pour la plus value, le profit, l’argent etc… Ensuite, une telle révolution doit consister à transformer l’enseignement, les soins de santé, le logement, la terre etc… en biens communs dont les fruits serin gratuits et librement accessibles à tous.

Abolir l’État n’est pas le bordel et l’anarchisme n’est pas l’anomie. C’est la construction la société libre composée d’assemblées horizontales, autogestionnairee, étant composées elle-mêmes de délégués responsables et révocables à tout moment

Abolir la police, l’armée, la justice bourgeoise, le système carcéral et la bureaucratie, comme aussi remplacer la compétition par la coopération volontaire , la domination par la solidarité, l’asservissement par l’autonomie collective, etc…

C’est cela, le socialisme Libertaire, qui est la seule voie capable d’empêcher qu’une révolution à La base pour la liberté ne devienne une autre dictature autoritaire ou totalitaire. Quant aux élections, on les refuse car hormis de refuser de participer à un cirque cautionnant le système, on ne vote pas la liberté : on la construit. De même, on ne délègue pas le pouvoir: on le détruit. Les lieux de travail et de vie : usines, terres, quartiers, écoles, universités, etc.. de notre vie quotidienne peuvent dès maintenant devenir une base de résistance. La révolution doit continuer car ce n’est pas un moment : c’est un chemin vers l’émancipation collective et sociale.

Tant que le pouvoir existe, il n’y aura rien de définitif ni d’imprescriptible et nous resterons des esclaves. Et la révolution en Tunisie n’a pas manqué de courage mais elle a manqué de lucidité et de perspectives. Seul un mouvement libertaire socialiste peut rouvrir l’horizon d’un véritable affranchissement et d’un avenir digne de ce nom. Démanteler l’Etat et les structures de domination, rebâtir une société fondée sur l’égalité, la liberté et la solidarité + la fraternité.

Et aujourd’hui, le souffle révolutionnaire lancé en 2011 peut renaître, mais transformé et cette fois il doit être armé d’une perspective. L’affranchissement que la révolution doit viser est celui d’un contexte étant sans État ni capitalisme ni système monétaire ni frontières. Une société dans laquelle la population ne subit plus mais construit sa propre existence dans le règne de la liberté.

Viva la révolution sociale !

TUNISIE : A propos du régime autocratique du président Kais Saïed et de la montée du racisme dans le pays 

Ce document veut analyser l’ascension du populisme et du racisme utilisés par Kaïs Saïed et parmi la population en Tunisie. Déjà, avant et pendant son accession aux rennes de l’Etat, le Président en Tunisie, s’était rendu populaire en se présentant d’abord comme proche des travailleurs et de la population, et en ayant fait de l’anti-élite et la lutte contre la corruption son principal, voire son unique, axe politique.
Pour rappel, la population tunisienne avait déjà dans son histoire mené un soulèvement, à savoir la révolution du jasmin du 17 Décembre 2010 au 14 Janvier 2011 qui a culminé sur la fin du règne de feu le dictateur Zine el-Abidine Ben Ali, donc au règne d’un tyran. Déjà cela. Mais cette révolte s’était arrêtée par son déraillement avec avec la mise en place d’un gouvernement transitoire qui, en pratique, a dépossédé les travailleurs et la population de leur destin et donc finalement de leurs capacités de prendre des décisions politiques.
Une grande partie des travailleurs en Tunisie s’étaient régulièrement mobilisés contre tous les nouveaux gouvernements « post révolution » de « l’après Ben Ali » qui ont suivi, sachant qu’ils n’avaient promis que faux espoirs et chimères. C’était alors dans ce contexte-là que Kaïs Saïed avait saisi l’opportunité de se mettre en avant (avec la complicité d’une partie de la bourgeoisie) pour se présenter comme le champion de la logique anti système et contre la corruption puis d’accroître progressivement sa popularité et son influence.
Avec ce populisme, Kaïs Saïed est rapidement devenu, au début et en l’espace d’une dizaine d’années, une figure de « sauveur du peuple » tunisien. Et cette image s’est consolidée lorsqu’il a remporté l’élection présidentielle tunisienne de 2019 avec une large victoire en se présentant comme un candidat anti-élite, proche des travailleurs et du peuple, extérieur aux partis traditionnels, islamistes, démocrates, etc…ainsi qu’étranger aux magouilles.
Mais progressivement, sa politique devint de plus en plus autoritaire. Et pour cause, en 2021, il a suspendu le Parlement et concentré ses pouvoirs pour imposer en 2022 une nouvelle constitution lui confirmant les pleins pouvoirs.
A partir de là, ce seront plusieurs opposants qui seront arrêtés. En 2023, plusieurs figures de l’opposition de tout bord politique ont été arrêtées et jugées dans des affaires dites de « complot contre la sûreté de l’État » et via leur procès en 2025, certains ont même été condamnés à de très lourdes peines, allant jusqu’à plus de 20 ans de prison, ce qui est du jamais vu depuis la chute de feu le tyran Ben Ali.
L’organisation et la contestation par les travailleurs en Tunisie devant ces mesures autoritaires commencent alors à monter. Et sachant que son pouvoir était susceptible de vaciller tôt ou tard, ce Président Kaïs Saïed a alors lancé (d’ailleurs également sur recommandation de certains de ses parrains de l’Occident) une politique démagogique raciste et anti-immigration visant les migrants africains Subsahariens. Et avec le support de la bourgeoisie nationale, cette politique cherche à la fois à diviser les travailleurs et la population et à détourner la colère des classes populaires vers une haine raciste pour casser le potentiel de contestation, mettre au pas la population pour qu’elle ne bronche pas, étant focalisée sur le faux problème de l’immigration subsaharienne, et ainsi aider à renforcer davantage l’image respectable de ce pouvoir brutal. Ainsi, en plus des expulsion, cette politique raciste s’est accompagnée de vagues d’arrestations policières, de mise en examens et d’emprisonnement de militants ou de personnalités antiracistes et outre les expulsions, d’abandons dans le désert, ce qui est criminel ! C’est inhumain, en plus d’être destiné à mettre au pas la population, d’autant plus que ces migrants sont des personnes qui passent par la Tunisie de manière temporaire dans l’espoir de rejoindre l’Europe pour espérer (d’ailleurs très souvent sans succès) une vie meilleure suite aux dégâts causés dans leurs pays à cause des dictatures placées par les grandes puissances si ce n’est pas par ces dernières elles-mêmes.
Cette montée du racisme dans la culture et la mentalité « populaire » est la suite logique de cette politique gouvernementale populiste. C’est également lié au nationalisme et au patriotisme, tous les deux forts en Tunisie, car en parlant en terme de « peuple » et en réduisant tout à une identité nationale » homogène imaginaire et fantasmée voire élucubrée, on alimente une logique qui mène forcément à une vision de boucs émissaires, donc au racisme, avec le culte du chef, avec un Président présenté comme le « porteur de la nation » et « celui qui redresse la nation ». Et partant de là, les travailleurs, les jeunes, les populations, etc…qui ne correspondent pas à ces critères identitaires et « nationaux » sont alors désignés comme des « ennemis », ou comme une « cinquième colonne complotant », soit, ce sont les bouc émissaires idéaux à accuser d’être les responsables de la misère sociale et des problèmes que le pays connait, et à mettre à l’écart. Puis, à cette fin, tout devient permis.
Pour notre part, militant socialistes libertaires et anarchistes, nous disons qu’il n’y a AUCUN complot que ce soit, et quant aux problèmes que nous connaissons, nous savons très bien d’où ils viennent et au demeurant qui sont les véritables ennemis : ce sont les ennemis de la classe des travailleurs, à savoir les classes parasitaires, incarnées par la bourgeoisie, les maîtres capitalistes, les agents hiérarchiques du système capitaliste étatique et les hauts fonctionnaires, etc…. Ainsi, tout la rhétorique versé n’est que du poison employé pour détourner la colère sociale et faire oublier aux travailleurs la nécessité de s’unir et de contester le système capitaliste et ses instruments qui non seulement nous enferment et nous tiennent en laisse, castrent nos libertés, etc….mais qui sont aussi justement à l’origine de nos problèmes, des malheurs causant les déplacements de populations, etc…..
La seule réponse est donc d’abord, en plus d’expliquer patiemment la source de nos malheurs, de refuser ensuite ces politiques menant aux divisions pour mieux régner, permettant à nos maîtres de dormir tranquille, et à partir de là, de reconstruire la solidarité entre tous les travailleurs, qu’ils soient « nationaux » ou étrangers, légaux comme « clandestins », d’autant plus que PERSONNE n’est illégal, la Terre appartenant à tous les humains. Tant que les exploités resteront divisés, le pouvoir et la classe dominante continueront de régner, et vice versa. C’est pour cela que le salut réside avant tout dans la mise d’un terme à ce système pourri et décadent qu’est le capitalisme, et cela signifie en finir avec le capitalisme et l’Etat et mettre en place le socialisme libertaire sans Etat ni capitalisme ni système monétaire, pour concrétiser une véritable libération sociale et politique. C’est donc aussi de faire la révolution pour cela et ainsi achever la révolution du 17 Décembre 2010 – 14 Janvier 2011, qui n’était qu’un début et devait continuer, la chute de Ben Ali n’étant pas une fin en soi.
Ni État Ni capitalisme ! Mort au capitalisme, à l’Etat et à ses instruments (forces répressives, système monétaire, etc…) et au racisme !
A bas les agressions et les pogroms et les préjugés y compris « populaires » contre les migrants !
Abrogation des barrières sur les migrations et des frontières, qui condamnent justement les populations à la clandestinité ! Les Etats, nations et frontières n’ont rien de naturelles car la Terre appartient aux humains !
Liberté de circulation et d’installation pour tous où bon lui semble, peu importe la nationalité !
Vive l’unité de classe, la révolution sociale libertaire et la mort du capitalisme !
Pour le socialisme libertaire !

MÉCACHROME : les ouvriers du site de Toulouse solidaires des ouvriers du site de Tunisie


Mécachrome est une entreprise de métallurgie qui travaille pour le secteur aéronautique. Elle dispose de sites dans différents pays, en France, au Maroc, en Tunisie et au Canada. Fin décembre, les salariés du site de Fouchana en Tunisie ont décidé de s’organiser pour se faire entendre et porter leurs revendications, somme toute classiques et légitimes en matière de salaires et de conditions de travail. Ils ont décidé de créer une section syndicale de l’UGTT, le principal syndicat Tunisien, qui est loin d’être révolutionnaire. Mais c’est déjà trop pour la direction de Mécachrome qui n’aime pas trop les syndicats sauf quand ce sont des syndicats maisons comme FO en France.

Ici le code du travail et les « bonnes manières démocratiques » empêchent les patrons de mettre en pratique le fond de leur pensée … (même s’il leur arrive de l’exprimer comme par exemple lors des vœux du Directeur de Mécachrome Toulouse au personnel cette année qui a dit texto à propos des syndicalistes « qui empêchent les autres de travailler [en faisant grève], je ne suis pas contre des coups de boule … et je n’hésiterai pas à le refaire … ». Mais en Tunisie où règne depuis plus d’un an maintenant le petit dictateur Kaïs Saïed, un ancien prof de droit qui fait exploser toute la mascarade de la légalité, les patrons se sentent libres de donner libre cours à leur volonté de se débarrasser des travailleurs rebelles. À peine la section syndicale de base de Mécachrome Fouchana était elle créée (dans le strict respect de la légalité) et appelait-elle à la grève, qu’immédiatement les principaux animateurs étaient licenciés.

Depuis, la résistance ouvrière s’organise en Tunisie. Les travailleurs licenciés se battent pour leur réintégration. Ils peuvent compter sur le soutien de certains des travailleurs de Mécachrome en France, car ils savent que demain cela pourrait être eux qui feront les frais de la furie antisyndicale des patrons de la boite.

Une attaque contre un d’entre nous est une attaque contre tous !

Vive la solidarité internationale des travailleurs !


Lettre de soutien aux compagnons tunisiens de Mécachrome Fouchana licenciés pour avoir fait grève et avoir organisé une section syndicale

De Syndicat CNT-AIT de Toulouse

A Syndicat UGTT Mécachrome Tunisie


Chers Compagnes, Chers Compagnons,

 Nous avons été informés de votre situation par des travailleurs de Mécachrome, du site de Launaguet en France. Nous sommes le syndicat CNT AIT (section en France de l’Association Internationale des Travailleurs).

C’est avec stupéfaction et colère que nous avons appris votre licenciement suite à l’organisation de votre grève sur le site de Mécachrome à Fouchana. Nous vous apportons toute notre solidarité dans votre combat face à la direction qui a refusé catégoriquement de reconnaître la création de votre section syndicale, pourtant constituée dans la légalité la plus légale de l’État tunisien.

Nous avons également appris le refus catégorique de la direction de prendre en compte toutes vos revendications, pourtant légitimes. Les accusations de la direction, qui prétend que vous avez bloqué l’entrée du site aux non grévistes, sont scandaleuses ! Il est évident que la direction a licencié arbitrairement des travailleurs combatifs sur de fausses accusations. Les ouvriers ne sont pas des objets usés que l’on peut jeter aux ordures sans plus d’attention que ça.

Ne vous laissez pas intimider par cette direction, qui a voulu faire de vous un exemple pour tous les travailleurs de tous les sites Mécachrome qui existent à travers le monde. La Direction cherche à briser toutes les tentatives de solidarité entre travailleurs, pour pouvoir continuer à faire des bénéfices sans s’embarrasser des conditions de travail, de sécurité et d’augmentation de salaire pour chaque travailleur de Mécachrome qu’ils soient en Tunisie, Maroc, France et Canada… Une attaque contre l’un d’entre nous est une attaque contre tous ! Le syndicat CNT AIT de Toulouse condamne avec la plus grande fermeté cette attaque gravissime contre les travailleurs qui tentent de s’organiser et de se défendre, pour des meilleures conditions de travail, de sécurité et une augmentation des salaires qui sont des revendications légitimes et dignes.

La solidarité ouvrière n’a pas de frontières. Ensemble, nous sommes plus forts face à l’injustice et à la répression. Notre syndicat apporte le soutien le plus total aux travailleurs licenciés ainsi qu’à l’UGTT Mécachrome Tunisie.

Vive la solidarité internationale des travailleurs !

Tunisie libertaire remercie les compagnons de Toulouse de la CNT AIT pour leur solidarité avec nous travailleurs en Tunisie !

رسالة دعم للرفاق التونسيين في ميكاكروم فوشانة الذين تم فصلهم بسبب الإضراب وتنظيمهم لقسم نقابي

رسالة دعم للرفاق التونسيين في ميكاكروم فوشانة الذين تم فصلهم بسبب الإضراب وتنظيمهم لقسم نقابي

الرفيقات والرفاق الأعزاء،
تم إعلامنا بوضعيتكم من طرف عمال شركة ميكاكروم بموقع لونوغي في فرنسا. نحن نقابة TL (القسم الفرنسي من الجمعية الدولية للعمال).
بذهول وغضب علمنا بفصلكم بعد تنظيم إضرابكم في موقع ميكاكروم بفوشانة.
نعبّر لكم عن كامل تضامننا في نضالكم في مواجهة الإدارة التي رفضت بشكل قاطع الاعتراف بتأسيس قسمكم النقابي، رغم أنه أُنشئ في إطار قانوني مطابق تمامًا لقوانين الدولة التونسية.
كما علمنا بالرفض التام من قبل الإدارة لأخذ جميع مطالبكم بعين الاعتبار، رغم كونها مطالب مشروعة.
إن اتهامات الإدارة التي تزعم أنكم قمتم بمنع غير المضربين من دخول الموقع هي اتهامات فاضحة. من الواضح أن الإدارة قامت بفصل عمال مناضلين بشكل تعسفي بناءً على اتهامات كاذبة. فالعمال ليسوا أشياءً مستهلكة يمكن رميها في القمامة دون أي اعتبار.
لا تدعوا هذه الإدارة تخيفكم، فقد أرادت أن تجعلكم مثالًا لبقية عمال جميع مواقع ميكاكروم الموجودة في أنحاء العالم. تسعى الإدارة إلى كسر كل محاولات التضامن بين العمال حتى تتمكن من مواصلة تحقيق الأرباح دون الاهتمام بظروف العمل، والسلامة، وزيادة الأجور لكل عامل في ميكاكروم سواء في تونس أو المغرب أو فرنسا أو كندا.
الاعتداء على أحدنا هو اعتداء علينا جميعًا.
تدين نقابة TLفي تولوز بأشد العبارات هذا الاعتداء الخطير على العمال الذين يحاولون التنظيم والدفاع عن أنفسهم من أجل ظروف عمل أفضل، وسلامة، وزيادة في الأجور، وهي مطالب مشروعة وكريمة.
التضامن العمالي لا يعرف حدودًا. معًا نحن أقوى في مواجهة الظلم والقمع.
تقدّم نقابتنا دعمها الكامل للعمال المفصولين من ميكاكروم تونس.

La révolution sociale comme moteur d’émancipation collective !

1. La dynamique spontanée de la révolte

La révolte ne surgit pas comme le résultat d’un plan rationnel ou d’un programme soigneusement élaboré, mais comme une nécessité historique. Elle naît de la souffrance accumulée, de l’oppression quotidienne, de la vie étouffée sous le poids de l’État et du capital. Quand les masses explosent dans la rue, ce n’est pas parce qu’elles ont étudié une idéologie ou suivi un parti, mais parce qu’elles n’ont plus d’autre choix que de se dresser.

C’est précisément cette spontanéité qui fait la puissance de la révolte : elle crée ses propres structures, ses propres formes d’organisation, sans attendre l’autorisation d’un parti ou l’approbation d’une avant-garde. Comités populaires, assemblées de quartier, grèves sauvages, occupations… toutes ces formes émergent directement de l’expérience vécue et non d’un modèle extérieur.

Et c’est ici que l’anarchisme radical trouve sa vérité : reconnaître que la force de la révolution ne vient pas d’une direction imposée, mais de la créativité collective des masses en mouvement. Ce ne sont pas les militants qui donnent sens à la révolte ; c’est la révolte elle-même qui dépasse et transforme les militants.

2. L’illusion des programmes et des avant-gardes

Face à l’imprévisibilité de la révolution, beaucoup de camarades pensent qu’il faut préparer des programmes, des modèles, des plans pour orienter les masses. Mais cette idée, même si elle semble rassurante, est en réalité un piège autoritaire. Car elle suppose que la conscience viendra d’en haut, que l’organisation doit être apportée de l’extérieur, comme une forme imposée à une matière brute.

Or, l’histoire montre le contraire : ce sont toujours les masses elles-mêmes qui inventent les formes les plus audacieuses d’auto-organisation. Toute tentative de leur imposer une direction finit par les trahir, par les récupérer, par les transformer en force docile au service d’un nouveau pouvoir. Les partis révolutionnaires, les avant-gardes éclairées, même avec les meilleures intentions, finissent par se substituer au peuple et par étouffer la créativité populaire.

La seule voie réellement anarchiste est donc de rejeter le fétichisme du programme. Non pas parce que nous n’avons rien à dire ou à proposer, mais parce que nous reconnaissons que les idées et les expériences nées de la lutte vivante sont toujours supérieures à celles conçues en dehors d’elle.

3. La récupération et la domestication

Chaque fois qu’une révolte éclate, les forces du pouvoir cherchent à la neutraliser. Parfois par la répression directe, mais souvent par des mécanismes plus subtils : l’intégration, la récupération, la bureaucratisation. Ce qui était vivant, spontané, horizontal, est transformé en institutions contrôlées, en structures hiérarchiques, en pseudo-démocratie encadrée.

C’est le destin de beaucoup de révoltes : leur énergie initiale est absorbée par l’État ou par des organisations qui prétendent parler au nom du peuple. La logique de la représentation étouffe la logique de l’auto-organisation. Les comités deviennent des conseils bureaucratisés, les assemblées populaires se figent en organes administratifs, et la liberté vivante est remplacée par une nouvelle servitude.

C’est pourquoi la tâche des anarchistes n’est pas de bâtir des institutions durables, mais de protéger et d’approfondir les formes de lutte nées de la spontanéité, de résister à leur récupération, de défendre leur caractère radicalement anti-étatique et anti-capitaliste.

4. Le rôle des anarchistes avant et pendant la révolution

Si nous rejetons le programme comme plan figé, cela ne signifie pas que nous restons passifs. Avant la révolution, notre rôle est d’accélérer les contradictions, de dévoiler la nature oppressive de l’État et du capital, de propager l’idée que d’autres mondes sont possibles, et surtout de montrer par l’action directe que la résistance est une réalité vivante.

Notre force n’est pas dans la promesse d’un avenir lointain, mais dans la pratique immédiate : grèves sauvages, occupations, sabotages, solidarité concrète, diffusion d’idées radicales. Ces actions ne remplacent pas la révolution, mais elles ouvrent des brèches, elles nourrissent l’imaginaire collectif, elles donnent aux masses des exemples concrets de ce que signifie agir sans maître.

Pendant la révolution, notre rôle n’est pas de guider, mais de pousser. Non pas de commander, mais de défendre. Non pas de diriger, mais de radicaliser. Nous devons être présents au cœur des luttes, non comme chefs ou avant-garde, mais comme compagnons qui rappellent sans cesse le danger de la récupération et la nécessité d’aller jusqu’au bout.

5. La nécessité contre l’utopie

Il est illusoire de croire qu’une révolution commencera avec une majorité anarchiste consciente et organisée. L’histoire montre que ce sont la nécessité matérielle et sociale qui poussent les masses à se révolter, pas l’adhésion préalable à une idéologie.

Ceux qui attendent une pureté idéologique avant d’agir condamnent la révolution à ne jamais venir. La liberté ne naît pas d’un plan parfait, mais du désespoir, de la faim, de l’humiliation, de l’injustice insupportable. C’est la nécessité qui ouvre la brèche, et c’est dans la brèche que les idées libertaires peuvent se déployer.

Mais cette même nécessité porte aussi le risque de la dérive : quand la peur reprend le dessus, quand la fatigue domine, quand les illusions réformistes se répandent, la révolte peut se détourner vers des solutions autoritaires. C’est pourquoi la vigilance anarchiste est indispensable : non pas pour « diriger » les masses, mais pour rappeler sans cesse que les seules victoires réelles sont celles qui brisent l’État et le capital, et non celles qui se contentent de les repeindre aux couleurs de la révolution.

6. La dialectique de la révolution

La révolution est un mouvement contradictoire. Elle ne suit pas une ligne droite, mais oscille entre avancées et reculs, entre moments d’auto-organisation radicale et tentatives de récupération. C’est précisément dans cette tension que se joue son destin.

La dialectique de la révolution n’est pas une opposition abstraite entre thèse et antithèse, mais une lutte vivante entre deux logiques : celle de la domination (État, capital, autorité) et celle de la liberté (auto-organisation, solidarité, action directe). À chaque étape, ces deux logiques s’affrontent, et l’issue dépend de la capacité des masses à défendre leurs conquêtes et à pousser leur expérience plus loin.

Pour les anarchistes, comprendre cette dialectique signifie refuser les illusions du compromis. Chaque concession à l’État ou au capital est une porte ouverte à la récupération. Chaque pas en arrière doit être analysé pour préparer deux pas en avant. La révolution est un champ de bataille permanent, et non une transition paisible.

7. La dimension psychologique et philosophique de la révolution

La révolution n’est pas seulement un fait politique ou économique : c’est aussi une libération psychologique et existentielle. Elle transforme non seulement les rapports sociaux, mais aussi la conscience des individus. Elle brise l’habitude de l’obéissance, elle détruit l’intériorisation de l’autorité, elle libère la créativité étouffée.

Chaque assemblée horizontale, chaque acte de solidarité, chaque décision collective est une école de liberté. Les masses découvrent qu’elles peuvent s’organiser sans maîtres, qu’elles peuvent décider par elles-mêmes, qu’elles peuvent créer un monde sans autorité. Cette expérience vécue est plus puissante que n’importe quel texte théorique, car elle inscrit la liberté dans les gestes quotidiens et dans la mémoire collective.

Philosophiquement, la révolution est une renaissance existentielle : l’homme cesse d’être un sujet passif pour devenir un acteur libre. Elle révèle que la liberté n’est pas un idéal lointain, mais une pratique vivante, une expérience qui se construit dans l’action et qui transforme à la fois l’individu et la collectivité.

8. Conclusion dialectique et globale

La révolution n’est pas un processus linéaire, ni le produit d’un plan préétabli. Elle surgit de la nécessité historique, de l’épuisement des masses face à l’oppression, de l’éclatement de la contradiction entre la vie et le système qui la nie. Elle n’est pas le résultat d’un programme ou d’une avant-garde éclairée, mais l’émergence spontanée d’une énergie collective qui refuse la domination.

Là réside le cœur de la perspective anarchiste radicale : les structures nées de la révolte sont supérieures à tout modèle théorique conçu à l’avance. Elles sont le fruit de l’expérience vécue, de l’intelligence collective en mouvement, de la créativité née du refus de l’ordre existant. Toute tentative de canaliser ou de récupérer ces formes vivantes par l’État, les partis ou les bureaucraties syndicales n’est qu’un processus de domestication et de neutralisation.

Face à cela, notre rôle n’est pas de proposer des plans clos, ni de présenter des programmes qui prétendent guider le peuple. Notre rôle est d’accompagner la révolte, de la pousser vers ses conséquences les plus radicales, de défendre ses acquis contre toute récupération, et d’exposer par la propagande, la critique et l’action directe la différence fondamentale entre la logique vivante de la révolte et la logique froide du capital et de l’État.

La dialectique de la révolution n’oppose pas seulement l’ancien au nouveau : elle met en mouvement une dynamique où chaque acte de libération appelle un autre, où chaque expérience d’auto-organisation ouvre la voie à d’autres possibles. La contradiction fondamentale est celle qui oppose la liberté vivante à la domination institutionnelle, et c’est dans la lutte constante, dans l’affrontement sans fin, que se forge le chemin de l’émancipation.

Ainsi, il ne s’agit pas d’attendre que la majorité soit anarchiste pour agir, ni d’espérer qu’une doctrine toute faite puisse garantir le succès. Ce sont les expériences nées dans le feu de la lutte qui ouvrent les horizons, qui créent les formes d’organisation nécessaires, qui révèlent la capacité des masses à se gouverner elles-mêmes sans maître. Notre tâche est de les protéger, de les renforcer, de les pousser plus loin, afin que la révolte ne soit pas déviée vers la servitude, mais demeure toujours un processus d’affranchissement.

En ce sens, la révolution est à la fois une réalité matérielle et une aventure existentielle. Elle transforme les rapports sociaux autant que la conscience des individus. Elle est une rupture avec la servitude, un cri collectif contre la domination, une expérience vivante qui dépasse toute idéologie figée. Et c’est seulement en acceptant ce caractère imprévisible, vivant, radical de la révolution que nous pouvons marcher à ses côtés, sans prétendre la domestiquer, mais en l’accompagnant jusqu’à son horizon le plus profond : la libération totale.

IRAN : PERSPECTIVES RÉVOLUTIONNAIRES !

Alors, une des priorités, c’est que la République Islamique de l’Iran soit renversée et abolie pour de bon. Il faut en finir avec cette histoire du régime de Khamenei et de tout ce régime, une fois pour toutes, qui non seulement déteste les femmes et la jeunesse mais qui en plus de tuer les libertés, pille et saigne les travailleurs et la population en général. C’est donc une priorité voire une urgence d’en finir et de tourner cette page.

Il faut faire la révolution et donc défoncer puis casser les murs de cette prison, et quant aux vraies prisons, elles doivent être abolies, sauf pour être réservées à ceux qui sont directement dangereux pour autrui. Il faut également abolir la peine de mort et faire de la non pratique de la peine de mort une logique imprescriptible, tout comme l’abolition de l’exploitation, de la torture et des châtiment corporels etc… Car s’il est certain que ceux-ci ne doivent pas être pratiqués, la peine de mort encore moins. On n’assassine pas les gens ! Puis plus généralement, il est temps d’en finir avec cette culture du « tout punir ».

Quant au leader de la République Islamique et aux dignitaires et sbires de celle-ci, ainsi qu’aux pilleurs du peuple, eh bien laissons le soin aux travailleurs et à la population de décider de quoi en faire. Et outre casser les portes et murs de cette prison, brûlons la corde servant aujourd’hui à la peine de mort, tout comme les Communeux de Paris en 1871 l’avaient fait en leur temps, en brûlant la guillotine sur la place publique.

En même temps qu’il s’agit de renverser ce régime de plus en plus honni, il faut également casser le projet des USA et d’Israël d’intervenir destinée confisquer la révolution, remettre en selle une nouvelle dictature cette fois fantoche et s’accaparer des richesses.

Telles sont les priorités pour le bien des travailleurs et de la population d’Iran. Oui, nous pensons que c’est une priorité dans la mesure où nous luttons toujours aux côtés des travailleurs et populations partout dans le monde pour libérer l’humanité de tous les États et gouvernements, car ce sont de véritables ennemis de l’homme et de la nature, même quant ils sont « démocratiques »

Telle est l’urgence aujourd’hui et il en est grand temps parce que la colère de 47 années de souffrance, d’oppression et de pauvreté a explosé et désormais résonne dans tout l’Iran. Ce mouvement, ce sont d’innombrables personnes qui se sont levées dans une bataille inégale et acharnée, affrontant avec courage oppresseurs, n’ayant plus peur de la mort, le tout pour affirmer leur désir de vie et de liberté, donc pour exprimer leur volonté de libération. Le peuple de ce pays est entré en scène, pour enfin demandée à vivre dans la dignité et l’humanité, et il sacrifie sa vie pour cette libération, et son sang coule sur le sol.

Ces sacrifices ne seront pas oubliés dorénavant mais cela dit, même si les libertaires proposent d’en finir avec l’Etat, qu’il soit islamique ou pas par ailleurs, tous les crimes abominables ayant été commis ne doivent pas non plus rester impunis.

En vérité, la nécessité urgente aujourd’hui est le renversement révolutionnaire de la République islamique. C’est devenu une question de vie ou de mort. Mais la nécessaire révolution pour cela, c’est une révolution socialiste libertaire, majoritaire tant socialement que numériquement, profonde, de façon à pouvoir déraciner tout ce système là. Mais la révolution ne devra pas se limiter à restaurer le cadavre puant de « l’Etat démocrate » ni celui des régimes pré islamiques. Il faut détruire l’Etat, le gouvernement et tous leurs instruments de domination en même temps et abolir le pouvoir même, pour créer un système de conseils ouvriers, paysans et populaires, fédérés et remplaçant l’Etat et via lequel les masses populaires géreront directement par et pour elles-mêmes leurs affaires de vie et du quotidien, le tout sans État ni gouvernement d’aucune sorte, même « démocratique ».

Il est nécessaire d’établir un système de communauté sociale non seulement totalement différent de ce qu’on a connu mais qui soit aussi capable de répondre aux demandes immédiates et rapidement de satisfaire les besoins et les demandes de liberté des opprimés et exploités autrefois.

Une véritable révolution sociale et politique qui balaye ces criminels et qui détruira tous leurs appareils économiques, administratifs et militaires. Mais les succès de cette révolution là dépendent de l’intelligence, de la passion, de la force et du degré de participation du peuple, et plus elle sera majoritaire et profonde, plus elle éliminera ainsi facilement l’exploitation, et ce qui va avec comme la pauvreté ainsi que l’injustice et l’oppression. Et abolir l’exploitation, c’est signifier une révolution qui ne permettra plus jamais que les fruits du travail de millions de personnes et les ressources de cette terre soient pillés, monopolisés et contrôlés ou bien par dew États ou bien par une minorité de grands capitalistes, musulmans ou pas, nationaux ou étrangers. Ni les uns ni les autres ! La révolution ne doit plus permettre cela.

Cette révolution, parce qu’elle vise à casser les portes des prisons, doit viser à libérer tous les détenus politiques et les combattants capturés et leur proposer de plutôt exploiter leur force, leur courage et leur conscience pour justement approfondir la révolution et construire un nouveau système social radicalement démocratique et libertaire sans État, décentralisé etc….autrement dit totalement différent. Puis plus généralement, la prison doit avoir tendance à être abolie, avec la mise en place du système anarchiste.

Renverser cette république islamique, c’est nécessaire et urgent mais pas au prix de subir non plus la contre révolution avec les sbires du « projet Pahlavi » ni les projets d’invasion par les USA et Israël. Sinon, cela signifiera seulement le remplacement de la république islamique par un projet qui n’est fondamentalement pas différent de celle-ci. La contre révolution n’a aucun lien avec les besoins fondamentaux de notre peuple qui expliquent le soulèvement actuel. De même, la révolution ne doit pas consister à ce que, à la place des Pasdarans, il y ait ‘e retour de la «SAVAK». Bref, l’histoire ne doit pas se répéter.

Enfin, la perspective de renversement révolutionnaire de la République islamique ne doit pas consister à laisser le chemin libre à toutes sortes de « réformistes » et de soi-disant « révolutionnaires » à l’intérieur et à l’extérieur du mouvement qui, parce qu’ils craignent la colère du peuple et sa juste lutte, déforment les prescriptions de « paix » et de liberté en promouvant cette même formule tout en cherchant à faire des compromis voire des compromissions à céder devant le régime inhumain de la République Islamique. Il faut les empêcher de devenir les héros de cette situation critique et dangereuse.

Nous le disons clairement, la République islamique est un régime totalitarisant et réactionnaire théocratique et dépassé, et malgré son vernis « social » de quelques occasions, il contient une fondation capitaliste basée sur le système capitaliste d’exploitation et de pillage.. Il a inévitablement bâti sa survie sur l’étranglement de la vie des gens, sur le contrôle de la vie des gens par des lois islamiques conservatrices et la charia, sur les privations économiques, politiques et culturelles du peuple ainsi que de libertés et sur l’oppression, l’emprisonnement et l’exécution des opposants, sur l’opposition à la liberté de pensée et de science, sur l’oppression et la misogynie nationaliste et religieuse ainsi que sur la destruction de l’environnement.

Le mouvement en cours est la démonstration que ce régime là est fondamentalement détesté par l’écrasante majorité de la population en Iran. Autrement dit, il a perdu complètement toute « légitimité » et donc gare aux « révolutionnaires » qui veulent lui en restaurer une par le biais de la couverture « anti imperialiste ».

Et dans ce mouvement, aujourd’hui, une minorité de ces personnes propose des perspectives révolutionnaires authentique quant à se lever pour mettre fin à ce système. Et c’est cela qui doit s’élargir pour assiéger la République islamique. Il faut une perspective et des principes parce que sinon, ce soulèvement va s’essouffler et finalement s’effondrer. Certes, globalement ce mouvement sait ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas. Mais il reste à déterminer ce qu’il faut concrètement et comment « tous ensemble » on doit y parvenir. Car une révolution ambiguë peut être râlement dangereuse. Elle peut dérailler et le risque c’est que même en cas d’effondrement du régime et de victoire, un autre régime terrible remplacera celui-ci. Tandis qu’en élargissant la conscience sociale du concept de véritable révolution sociale majoritaire tant numériquement que consciencieusement et socialement, la mission militante consistant à renverser la République islamique mènera à une véritable révolution, remplaçant ce régime non pas par un autre régime oppressif et exploiteur, mais abolissant l’Etat et le gouvernements et tout l’édifice du pouvoir au profit d’un système fédéré libertaire et donc réellement social et réellement démocratique. C’est ce défi là qui est important à relever.

A bas la république islamique !
À bas le clergé islamique iranien mais pas de soutien aux héritiers du Shah !
Tuons dans l’œuf la contre révolution !
Pour une véritable démocratie et un véritable système de liberté !
Que crèvent TOUTES les dictatures et tous les régimes !
Vive la révolution, le communisme Libertaire, l’anarchisme !

NOTRE VISION GENERALE OU BIEN L’OPTIQUE GLOBALE DE L’ANARCHISME

L’anarchisme, ou bien, si on préfère, le socialisme libertaire, c’est l’abolition révolutionnaire de l’Etat, du gouvernement et de ses appareils (Ministères, Police, Armée, Tribunaux, Prisons, etc….) ainsi que du capitalisme et des instruments de celui-ci qui nous assujettissent, tel que l’argent et ses dérivés et sécrétions (prix, loyers, rentes, intérêts, etc…) au profit de la mise en place d’un système social fonctionnant sans État ni gouvernement, et ceci via des conseils populaires étant omniprésents, fédérés et remplaçant l’Etat et ses anciens appareils de domination. L’optique globale d’une telle révolution sociale est de jeter les bases de la construction d’une société sans classes, sans domination ni exploitation ni oppression. C’est cela le socialisme libertaire, l’anarchie (ou si on préfère, anarchisme, à ne pas confondre avec anomie) et c’est la seule voie viable et fiable vers la liberté concrète et le véritable ordre naturel.

QUELQUES CITATIONS LIBERTAIRES :

« L’anarchie, ce n’est pas le chaos »
« L’anarchie est la plus haute expression de l’ordre »
« L’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir »
« Le pouvoir est maudit, c’est pourquoi je suis anarchiste » (Louise Michel)
« Contre toute autorité »
« La liberté des autres étend la mienne à l’infini » (Michel Bakounine)

QUELQUES PRINCIPES FONDAMENTAUX ET DE BASE DE L’ANARCHISME / DU SOCIALISME OU DU COMMUNISME LIBERTAIRE

1) L’ANTI-AUTORITARISME ET LA LIBERTE :

L’anarchisme refuse non seulement l’Etat et le gouvernement ainsi que tous les outils servant à nous tenir en laisse, mais refuse également toute hiérarchie, toute logique compétition, de concurrence ainsi que toute forme de pouvoir ou d’instrument ou encore de « règles » coercitif étant « sans victimes » et nous tenant en laisse (voir à cet effet le listing indicatif des refus de l’anarchisme) ;

2) ABOLITION DE L’ETAT ET DE SES APPAREILS ET REMPLACEMENT DE CEUX-CI PAR LE SYSTEME DES CONSEILS FEDERES :

L’anarchisme est en faveur d’une démocratie authentique et bien plus parfaite que le modèle de démocratie généralement, à savoir n’importe quelle démocratie parlementaire, et ce autour de l’association libre, volontaire et fédérée des conseils ouvriers / paysans / populaires et de communes autonomes omniprésents, basés à tous les échelons, dans les quartiers, villages, communes, les lieux de travail, d’études, de vie, etc… en ville comme à la campagne et étant horizontaux et autogérés, avec l’association entre les individus au lieu de la concurrence et de l’atomisation entre eux, plus également l’auto activité au quotidien de la gestion par la population elle-même directement et par /pour elle-même.

3) PROPRIETE COLLECTIVE DES MOYENS DE PRODUCTION, D’ECHANGE ET DE DISTRIBUTION DE BIENS, PRODUITS ET SERVICES :

Le système de propriété collective proposé par la perspective communiste libertaire (ou, si on préfère, commune) sur l’ensemble des moyens de production, d’échange et de distribution de biens, produits et services (terres, usines, industries, transports, soins de santé, formation, distribution, etc…) signifie que ces outils-là ne sont ni purement propriété « publique » / étatique, ni la propriété privée de quelques uns ou d’un seul individu, d’une famille, mais qu’ils sont effectivement le patrimoine / le bien / la propriété, collectif et commun (e) appartenant à ceux qui les travaillent et les utilisent et qui bénéficient des produits. Cela est différent du système de propriété « étatique / publique » en vigueur dans certains pays, avec les fameux « services publics » et cela implique le contrôle ouvrier et populaire ainsi que l’autogestion démocratique et horizontale de chacune des unités de production, avec l’élaboration démocratique de la production de façon à orienter celle-ci vers l’abondance en vue d’assurer la satisfaction des besoins, à la fois individuels et collectifs et démocratiquement élaborés, et non plus jamais la soif de profit et d’argent pour l’Etat ou pour une poignée de quelques-uns minoritaires. L’autre implication de cette propriété collective, c’est que les individus, la population auront le sentiment d’entrer dans « leur patrimoine » et par conséquent, règnera chez eux le sentiment d’être propriétaire, ce qui fera se développer le développement de responsabilité ainsi que l’intérêt à produire, améliorer la qualité, etc ….

4) ABOLITION COMPLETE DU SYSTEME MONÉTAIRE :

Le socialisme libertaire implique la lamination complète du système monétaire, la suppression de l’argent, donc, que ce soit à travers le processus de révolution sociale libertaire lui-même ou au fil de l’organisation de celle-ci, si ce n’est pas avec l’abolition du capitalisme. Cette abolition de l’argent se fait en même temps que l’abolition des rapports capitalistes de propriété, aussi bien privés qu’étatiques, voire qu’elles vont de pair ensemble, et ce sans le remplacer par quoi que ce soit ni « revenir au troc » et, parallèlement à la propriété collective des moyens de production comme cadre qui règnera, cela impliquera l’instauration de l’accès libre, gratuit et universel se traduisant par la « prise au tas » et librement en fonction des besoins. Les outils de production et les fruits du travail nous appartenant en toute propriété, alors nous n’avons pas à payer ni échanger quoi que ce soit pour obtenir ce qui nous appartient déjà. Nous nous servons après le travail social, et c’est tout. Partant de là, l’anarchisme implique aussi l’orientation des objectifs de la production de façon démocratique, autogestionnaire et en vue de concrétiser l’abondance nécessaire elle-même à la satisfaction des besoins.

5) AVENEMENT D’UNE ÉGALITÉ SOCIALE RÉELLE :

D’abord, égalité ne doit pas être confondu avec uniformisation, tout comme anarchie, au sens propre, ne doit pas être confondu avec désordre et anomie, et donc le sens du mot d’ordre égalité ne doit pas se traduire par la maxime uniformisatrice vulgaire disant « A chacun la même chose ». Cela vise à l’abolition de la division de l’humanité en classes sociales (à ne pas confondre avec l’effacement des différences naturelles), avec l’abolition de la division historique entre riches et pauvres, avec le partage équitable des richesses et la possibilité d’accès à toutes les commodités (richesses, produits, biens, services, etc…) selon ses besoins, c’est à dire indépendamment de son milieu d’origine et de ses « moyens » (d’autant plus, vu que l’argent n’existera plus) via la prise au tas et conformément au principe d’accès libre et universel pour tous aux commodités. Ainsi, partant de là, l’égalité signifie que, que l’on soit issu d’une famille ouvrière ou de travailleurs manuels ou d’une famille d’intellectuels « aisés » (médecins, avocats, notaires, etc…), la condition centrale d’accéder aux commodités grâce à l’abondance sera la même pour toutes et toutes.

6) LIBERTÉ QUASI-TOTALE (TANT QU’IL NE S’AGIT PAS DE LESER NI DE NUIRE A AUTRUI OU A LA COLLECTIVITE) PARCE QUE LIBERTE VERITABLE ET CONCRETE :

Le communisme libertaire vise à la concrétisation du règne de la liberté, par de véritables libertés démocratiques et sociales, ainsi que par des libertés de réaliser de véritables possibilités d’avancées sociales, matérielles, etc… et ce durablement voire définitivement, ce qui favorisera l’épanouissement de chaque individu sans domination ni contrainte extérieure. C’est aussi en ce sens que la liberté sera totale tant que nul n’est lésé et qu’il n’y a pas de « crimes sans victimes » et cet épanouissement permettra aussi de forger des individus responsables en sus d’être libres.

7) POUR UNE DEMOCRATIE AUTHENTIQUE ET DIRECTE, AVEC LE CONSEILLISME FEDERE ET L’AUTOGESTION :

En plus des droits et démocratiques « classiques » et « habituels » que la révolution communiste libertaire visera bien sûr à conserver, telle que la liberté d’expression de / pour tout un chacun, avec la possibilité de fonder une organisation donnée (parti, association, syndicat, etc….) sans une quelconque interférence administrative, la révolution propose aussi la suppression du patronat et de la crainte de subir l’arbitraire patronal, avec la suppression de tout système hiérarchique vertical (et arbitraire), plus la mise en place de l’autogestion par / pour les travailleurs eux-mêmes et les individus, en tant que principes généraux et imprescriptibles. Cela veut dire qu’au travail, le fonctionnement et l’organisation du travail sera démocratique, vu qu’elle sera autogérée, donc sans patronat ni chefs ni hiérarchie d’aucunes sortes et impliquant la participation directe de tous les individus à l’élaboration des décisions qui les concernent, plus la possibilité de citoyenneté pour tout un chacun.

8) FRATERNITE ET SOLIDARITÉ :

Il s’agira d’une démocratie basée sur l’association entre les individus au lieu d’être basée sur la concurrence et l’atomisation entre eux comme c’est le cas aujourd’hui, avec leur pseudo « démocratie » parlementaire (qui repose sur la passivité des travailleurs et de la population) et ce avec la solidarité, l’entraide mutuelle et coopération volontaire et sociales entre les individus, inhérentes à la société libertaire et à la fraternité qui règnera intrinsèquement dans la société socialiste libertaire.

9) ACTION DIRECTE :

Cela signifie la prise en charge collective et sociale immédiate des problèmes économiques et sociaux notamment par et pour les individus eux-mêmes via leur auto-organisation. C’est aussi un moyen d’action militante pour obtenir de nouvelles conquêtes politiques, sociales et démocratiques etc… tout en étant aussi un des critères pour l’auto-organisation des travailleurs et de la population pour en finir avec le capitalisme.

10) LA NECESSAIRE RÉVOLUTION SOCIALISTE LIBERTAIRE :

La révolution, ça veut simplement dire l’action populaire massive et majoritaire, tant socialement que numériquement parlant, ainsi que consciente et consciencieuse, de la population qui ne peut / veut plus vivre comme avant et qui veut mettre un terme au capitalisme et à l’Etat et instaurer l’anarchisme / le socialisme libertaire. C’est le processus rapide et profond destiné à concrétiser cette nécessaire transformation profonde et totale de la société et pour instaurer la liberté.

11) AUTODÉFENSE POPULAIRE POUR LA SECURITE ET LA JUSTICE :

La révolution socialiste libertaire étant intrinsèquement anti-autoritaire, elle vise au demeurant au remplacement révolutionnaire de la police et de l’armée et de la justice du vieil Etat par des
services d’ordre et une justice populaires et démocratiques, assurés et gérés démocratiquement et directement par / pour la population elle-même, pour là où il subsistera de vrais problèmes sociaux et/ou de sécurité. Il est aussi à noter que dans une société socialiste libertaire, il n’y aura plus besoin de la police sous sa forme actuelle, car hormis l’affirmation du principe démocratique lui-même, l’insécurité connaîtra une chute bien drastique (car avec l’abolition de l’argent, beaucoup de mobiles de crimes et délits disparaîtront) au point que beaucoup de tâches policières nécessaires aujourd’hui ne le seront plus demain, et cet élément-là plus le fait que l’anarchisme sera une démocratie basée sur l’auto-activité directe de la population au quotidien feront que la population sera en mesure d’assurer elle-même sa sûreté, démocratiquement et de manière autogestionnaire aussi, et c’est ainsi qu’il n’y aura plus besoin de la police telle que nous la connaissons actuellement.

I. A PROPOS DE L’ABOLITION DE L’ÉTAT :

L’État, même quand il se dit « démocratique » voire « socialiste » ou « régalien » ou encore « providence » ou autre, n’est rien d’autre qu’un instrument qui est là pour organiser la domination des classes dirigeantes, de la bourgeoisie ou, si on préfère, des maîtres capitalistes. C’est le cas dans tous les pays du monde entier et il est là pour être le gardien de l’ordre de ces maîtres-là et pour assurer le maintien des inégalités par la violence légale, via la « loi », et ainsi faire perpétuer le règne du capital, de l’argent, de l’exploitation et de la domination ainsi que des oppressions.

Ainsi, tout comme nous sommes persuadés que le capitalisme n’a pas à être plus éternel que les précédents systèmes qui l’ont précédé, nous refusons toute forme d’Etat et de gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche, « démocratique » ou bien ouvertement dictatorial, « social » ou ouvertement régalien, d’autant plus que le pouvoir est très corrupteur, en plus que l’autorité opprime. C’est pourquoi notre objectif est de faire contribuer par l’action révolutionnaire à la destruction complète de tout l’édifice de l’appareil étatique et à son remplacement par des structures qui sont les conseils fédérés omniprésents, étant démocratiques, autogérés et à fonctionnement horizontal et non hiérarchique.

II. SUR LA RÉVOLUTION SOCIALE DONT ON A BESOIN :

Le capitalisme non seulement ronge ou broie nos libertés mais de surcroît détruit l’environnement donc l’humanité et la planète. Il transforme tout en marchandise : non seulement notre travail et notre environnement mais nos libertés vitales (manger, se soigner, se former, etc….) jusqu’à même pervertir nos relations personnelles et sociales et familiales. L’argent est l’instrument de notre asservissement, de notre tenue en laisse par les maîtres qui nous dirigent, en plus de tout corrompre. Alors, en même temps que les rapports capitalistes de propriété, qu’ils soient étatiques ou privés, nous voulons également abolir le système monétaire pour se dégager de toute logique d’échange contre quoi que ce soit, et ce au profit du libre accès, gratuit et universel aux biens, produits et services avec prise au tas selon ses besoins dans les stocks de biens, produits et services disponibles en abondance, sans échange que ce soit ni restriction « étatique » ou administrative.

Face à toute la barbarie que nous subissons, nous prônons l’action directe pour la lutte, c’est-à- dire non seulement notre liberté de nous exprimer et de mener des campagnes sociales concrètes
pour lutter contre tel ou tel problème, mais aussi celui de mener des grèves directs, des sabotages et des boycotts s’il le faut, des occupations, piquets, etc…. jusqu’à la révolution qui culminera sur l’abolition complète du pouvoir.

Mais cette révolution ne viendra pas des urnes ni de la tête pensante de quelques beaux-parleurs. Elle émanera des individus, de la rue, des usines, des quartiers en lutte et qui s’organiseront jusqu’à la majorité (numérique et sociale) en toute conscience et connaissance de cause.

III. CONCERNANT LA VERITABLE DEMOCRATIE PAR L’AUTOGESTION GÉNÉRALISÉE ET OMNIPRESENTE :

Nous voulons une société véritablement démocratique et surtout pleinement libre, donc dans laquelle chacun pourra participer directement aux élaborations et décisions qui le / la / les concernent. Cela se traduit, outre les droits démocratiques classiques tels que la liberté d’expression, d’organisation, de manifestation, de publication, de protection contre l’arbitraire et la torture, la peine de mort, etc…, par les libertés élémentaires concrètes, comme manger, ne pas mourir de faim, ne pas subir les crises récurrentes, concrétiser ses projets et besoins, se soigner, se former, se loger, etc… sans rencontrer l’obstacle des « moyens », sans oublier le droit et la possibilité de décider jusqu’au niveau de la production, démocratiquement, quant à que produire, comment produire, quelle qualité, quelle quantité, quel objectif, quel rendement etc…. tout cela dans l’optique de produire l’abondance de biens, produits et services nécessaires et que chacun comme la collectivité se serve librement et sans contrepartie « au tas » selon ses besoins. Pour ce qui est de concrétiser tout cela et de par quoi remplacer les appareils étatique et gouvernemental actuels, eh bien ce seront les assemblées populaires, conseils ouvriers et paysans, communes libres et ainsi de suite étant fédérés qui seront les structures de la société future.

De plus, ce sera ni patronat ni directeur ni chef ni dirigeants d’aucune sorte ni même représentants : ce sera la démocratie directe intégrale et l’autogestion intégrale pour tous les aspects de la vie démocratique, productive, sociale, politique etc….

QUELQUES TACTIQUES DE LUTTE, POUR L’ACTION DIRECTE ET LA REVOLUTION SOCIALE :

 Propagande et militantisme pour le communisme libertaire ;
 Grève générale, grève spontanée avec occupation des lieux de travail s’il le faut ;
 Sabotage économique et social des directives capitalistes ;
 Mise en grève autogestionnaire du travail ;
 Création de zones autonomes temporaires ;
 Reprise collective et autogestionnaire d’entreprises qui ferment et/ou licencient ;
 Désobéissance civile populaire, massive, organisée et coordonnée aux injonctions injustes
et impopulaires ;
 Boycott et sabotage des institutions et des injonctions étatiques et capitalistes ;
 Propagande théorique puis par le fait en faveur de la révolution, avec l’exemplarité
révolutionnaire … jusqu’à la révolution elle-même ;
 Démanteler l’État et le gouvernement, supprimer le capitalisme et laminer le système
monétaire et instaurer l’anarchisme, la démocratie socialiste libertaire ;

L’HEURE SERA A LA REVOLUTION ET A LA LIBERTE, ALORS MILITONS — ORGANISONS-NOUS RÉSISTONS – DES MAINTENANT ET DÉTRUISONS L’ORDRE CAPITALISTE ET ETATIQUE AINSI QUE MONETAIRE ÉTABLI

AU QUOTIDIEN, LA PERSPECTIVE LIBERTAIRE? GENERALEMENT ET GLOBALEMENT :

Démanteler et abolir l’État, le gouvernement et supprimer en même temps le capitalisme avec le système monétaire, pour instaurer la liberté véritable et concrète via un système de gestion quotidienne de leurs affaires par et pour les travailleurs, paysans et la population eux-mêmes, sans appareil d’Etat ni gouvernement : l’anarchisme, la démocratie socialiste libertaire.

TOUS ENSEMBLE, TOUT EN REFUSANT L’ETAT, LE GOUVERNEMENT ET LE CAPITALISME + LE SYSTEME MONETAIRE, REFUSONS L’AUTORITÉ, LA MISE AU PAS DE LA POPULATION, LA DOMINATION, L’EXPLOITATION ET L’OPPRESSION, ET CONSTRUISONS UNE VERITABLE DEMOCRATIE DIRECTE, SOCIALE ET AUTOGESTIONNAIRE, AVEC LE CONSEILLISME FEDERALISTE DU SOCIALISME LIBERTAIRE, REMPLACANT L’ETAT ET ASSURANT LA LIBERTE CONCRETE.

C’EST CELA L’ANARCHISME, ET LES OPPRIMÉS VOUS REGARDENT. ILS N’OUBLIERONT PAS.

Voici quelques-uns de nos principes de résistance, car face à la domination étatique, gouvernementale, policière, capitaliste, monétaire, ainsi que face à l’oppression, nous revendiquons :

 L’auto-organisation des travailleurs et de la population ;
 La résistance populaire et sociale, avec l’action directe et la révolution sociale ;
 L’abolition de l’État, du gouvernement et de toute autorité coercitive « au-dessus » de la
population ;
 L’abolition du capitalisme et la lamination de tous ses instruments qui nous tiennent en laisse aujourd’hui (rapports capitalistes de propriété, hiérarchie, système monétaire, patronat, etc…) ;
 La mise en place par la révolution sociale libertaire de la démocratie directe et de l’autogestion de / par les conseils fédérés ;
 Aucun maître ! Aucune hiérarchie ni aucun dirigeant d’aucune sorte ! Pour l’autogestion démocratique et collective par / pour nous-mêmes ! ;
 Le remplacement de la police et de l’armée par un service d’ordre issu et géré
démocratiquement par la population elle-même ! ;
 La révolution mondiale et la solidarité mondiale entre les travailleurs, les populations, les exploités et les opprimés ;

Nous disons NON à la domination, à l’exploitation et à l’oppression et appelons tous les travailleurs, exploités et opprimés du pays et du monde à se mobiliser contre ce système capitaliste pour s’en débarrasser et s’en libérer pour de bon. Ensemble, abolissons tout !

GABÈS : DROIT À LA VIE

— A propos des intoxications dans la région de Gabès et des protestations qui s’y passent –Dans le sud de la Tunisie, la région de Gabès redevient une fois de plus le cœur de la révolte. Car depuis des décennies, cette terre est sacrifiée au profit d’un complexe industriel qui pollution au point d’empoisonner l’air, la mer et donc de causer des intoxications aux habitants, au nom du soi-disant « développement ». Le cancer est devenu un mot quotidien, la mer est devenue une décharge, et la vie elle-même une négociation avec la mort.

Une nouvelle vague de protestations éclate autour d’une seule exigence : le droit de vivre, et en lien avec lui, la fermeture immédiate de ce complexe chimique en question. Cette revendication n’est pas nouvelle, si ce n’est que cette fois, elle porte une conscience plus profonde : il ne peut y avoir ni réforme ni compromis là où la vie est niée.

Le mouvement refuse toute représentation. Il n’attend ni l’État, ni les partis, ni les syndicats. Il s’organise de manière autogérée et horizontale, par et depuis la base. Après des décennies de mensonges et de répression, il porte la vérité de ceux qui n’ont plus rien à perdre si ce n’est que de perdre leur air empoisonné.

Comme toujours, l’État se révèle clairement dans sa nature : l’organisation et le gardien du pouvoir et des intérêts des maîtres actuels, et puis, comme la police en est un instrument essentiel, il ne répond ni par le dialogue ni par la justice, mais par la surveillance, la répression et l’intimidation. La machine du pouvoir réactive son arsenal habituel et ses tentacules : accusations récurrentes de trahison, manipulations des forces politiques et tentatives incessantes de diviser et de discréditer les manifestants,  etc….. Pourtant, le message des habitants est clair et reste d’une simplicité désarmante : vivre n’est pas un crime.

Ce qui se joue à Gabès dépasse le simple combat environnemental. C’est une confrontation entre la vie + le droit de vivre et un système mortifère. C’est en vérité un combat entre la logique du profit et le droit à la dignité de l’existence. Entre le silence imposé d’en haut et le cri d’en bas qui le brise.

Gabès revendique le droit de vivre, tout simplement — et, ce faisant, dévoile le vrai visage de l’État et du pouvoir

قابس: الحق في الحياة

ي جنوب تونس، تعود منطقة قابس مرة أخرى لتكون قلب الانتفاضة. لعقود، ضُحي بهذه الأرض لصالح مجمع صناعي يلوث الهواء والبحر والناس باسم « التنمية ». أصبح السرطان كلمة يومية، والبحر مكبًا للنفايات، والحياة نفسها مفاوضة مع الموت.

تندلع موجة جديدة من الاحتجاجات حول مطلب واحد فقط: الحق في الحياة، ومعه الإغلاق الفوري للمجمع الكيميائي. هذا المطلب ليس جديدًا، لكن هذه المرة يحمل وعيًا أعمق: لا إصلاح ولا تسوية ممكنة حيث تُحرم الحياة نفسها.

الحركة ترفض أي تمثيل. لا تنتظر الأحزاب ولا النقابات. تنظم نفسها أفقياً من القاعدة. بعد عقود من الأكاذيب والقمع، تحمل الحقيقة لأولئك الذين لم يعد لديهم ما يخسرونه سوى هواءهم المسموم.

تتجلّى طبيعة الدولة بوضوح: محكومة بالشرطة، لا ترد بالحوار أو العدالة، بل بالمراقبة والقمع والتخويف. أعادت آلة السلطة تفعيل ترسانتها القديمة: اتهامات بالخيانة، تلاعب القوى السياسية، ومحاولات لا تنتهي لتقسيم وتشويه المحتجين. ومع ذلك، يبقى رسالة الناس بسيطة وواضحة: العيش ليس جريمة. 

ما يحدث في قابس ليس مجرد صراع بيئي. إنه مواجهة بين الحياة ونظام قائم على الموت. بين منطق الربح وكرامة الوجود. بين الصمت المفروض من الأعلى والصوت الذي يكسره.

قابس تطالب بالحق في الحياة — وفي ذلك تكشف الوجه الحقيقي للدولة.