A PROPOS INTRODUCTIF

Anarcho-syndicalisme et Révolution Sociale libertaire

TUNISIE LIBERTAIRE
POUR L’ANARCHISME ! POUR LE COMMUNISME LIBERTAIRE !

🚩🏴 NOTRE TRADITION RÉVOLUTIONNAIRE

Notre action et notre pensée théorique et militante s’inscrivent dans un vaste mouvement traditionnel et philosophique historique, un vaste courant de la lutte des classes populaires, des travailleurs, des exploités, des opprimés et du reste de la population contre la domination et l’autoritarisme, pour l’égalité économique et sociale ainsi que pour la véritable liberté politique et sociale.

Nous sommes de la tradition de l’anarcho-syndicalisme, un syndicalisme lutte des classes et de combat, d’action directe de terrain, de la manifestation… jusqu’à la révolution dont nous avons besoin.

Nous sommes de cette tradition antiautoritaire et libertaire du socialisme, celle qui veut d’une révolution sociale menée par le bas, massive, majoritaire et qui refuse l’idée qu’une phase transitoire impliquant un État existe.

🚫 AUCUN ACCOMMODEMENT N’EST POSSIBLE AVEC LE RÉGIME CAPITALISTE

Que le capitalisme prenne la forme d’un régime libéral, d’un socialisme d’État ou social-démocrate, il n’y a pas d’accommodement possible avec lui, ni avec le système monétaire et l’État. Le capitalisme est un régime d’exploitation qui carbure à la sueur des travailleurs qu’il exploite et domine, qui fait du travail un culte fétiche, qui méprise la vie, qui détruit l’environnement, notre santé, etc…

Ce système prive les individus de leur liberté et de leur potentiel et permet d’établir une société basée sur la division en classes, sur le contrôle et la hiérarchie verticale et arbitraire qui nie le potentiel d’organisation sociale et politique de la population.

🗳️ CONTRE LES PSEUDO DÉMOCRATIES INDIRECTES

Pour la démocratie que nous défendons et proposons, contre les pseudo démocraties basées sur la passivité des travailleurs et de la population, nous croyons en la démocratie directe et en ce sens nous considérons qu’aucun parti ou « état ouvrier » ni « leader » ou « dirigeant » ne pourra mener à une révolution sociale, alors nous rejetons donc de facto le parlementarisme et la démocratie représentative ainsi que l’électoralisme même lorsqu’ils sont présentés pour soi-disant parvenir à une société égalitaire.

Ce n’est pas seulement une question de volonté ni de sincérité ou d’honnêteté des politiciens en place, mais bien, et précisément, le gouvernement et l’État en eux-mêmes qui fonctionnent sur un mode foncièrement hiérarchique, arbitraire et tyrannique et qui, par sa nature même, est en place afin de défendre les intérêts des classes dominantes capitalistes. L’action électorale sert également aux classes dirigeantes, pour faire dérailler les luttes et assurer la perpétuation de leur domination. Car les élections contribuent au maintien du statut quo.

LA QUESTION DE LA FORCE RÉVOLUTIONNAIRE

Quoique nous ne sommes pas des adeptes de la violence ni de la lutte armée par principe, nous comprenons que les travailleurs en révolution devront même en majorité user d’une certaine force révolutionnaire en tant que vigilance contre la contre révolution et pour amener la liberté plus l’émancipation sociale.

Il faut toujours se souvenir que la classe dirigeante et le système ne se laisseront jamais déposer dans la paix. La révolution socialiste ne peut alors pas être totalement pacifique, et nous en avertissons les travailleurs et la population en conséquence. Ni plus ni moins. Et une telle situation révolutionnaire ne peut émerger que de mouvements sociaux et de l’activité autonome et puis majoritaire de la classe des travailleurs.

L’ENGAGEMENT RÉVOLUTIONNAIRE ET POUR L’ANARCHISME

Dans un système capitaliste de façon si accentuée et aussi à fond la caisse que celui dans lequel on vit aujourd’hui, l’action électorale et réformiste permettent seulement de nuancer la domination du capitalisme, en donnant l’illusion qu’il est possible de transformer la société graduellement sans se compromettre, sans s’engager réellement, par le vote individuel, par un  »X » anonyme qui pourtant n’engage les politiciens à rien.

La transformation révolutionnaire socialiste et libertaire de la société demande un engagement éclairé, conscient, en connaissance de cause, constant, permanent et systématique. Cette révolution sera une action qui, assurément, déplaira aux privilégiés, dérangera les gros bonnets de même que les journalistes-scribouilleurs, qui ne sont rien d’autre que les gardiens de notre sommeil.

ACTION RÉVOLUTIONNAIRE ET DIVERSITÉ MILITANTE

L’action révolutionnaire gagne en force lorsqu’elle repose sur une compréhension commune de nos principes. Nous nous reconnaissons dans la tradition communiste libertaire / anarchiste, tout en restant ouverts à la richesse des sensibilités qui composent ce courant.

Sur le plan pratique, nous cherchons à intervenir et à participer aux luttes sociales, non pas comme une avant-garde mais comme une force militante parmi d’autres, avec l’objectif de nourrir la conscience collective et de favoriser l’émergence d’outils de résistance et de contre-pouvoirs, dans la diversité des expériences militantes.

🌐 ORGANISATION ET ACTION

Nous entendons nous grouper en sections / branches autant que possible, partout où c’est possible et nécessaire, que ce soit dans les quartiers, les villes, à la campagne, les lieux de travail, d’études, de vie en général etc…

Et par le biais de nos documents et éditions, de même que via des blogs et liens divers et propres à nos branches, nous travaillerons au développement théorique et à la diffusion de nos idées libertaires. Nous entendons également organiser des débats, des conférences, etc… par tous les moyens que nous pouvons juger utiles, sans oublier de faire de l’affichage dans nos différents lieux de vie et où cela est possible, ainsi que de mener de l’action directe.

Outre ces actions autonomes et les activités en direction des travailleurs, nous entendons également intervenir dans certaines luttes menées par les mouvements sociaux divers tels que les étudiants, les luttes des femmes, de la jeunesse, des chômeurs, pour l’environnement… etc.

LA LUTTE DES CLASSES

À cause des inégalités économiques et sociales et des intérêts de classes irréconciliables, il existe une lutte permanente entre les différentes classes sociales. C’est la lutte des classes et tous les aspects de la société capitaliste moderne, qui se sont développés sur des siècles de conflits, sont un résultat direct de ces luttes.

La perspective communiste libertaire et anarchiste s’est développée à travers les luttes quotidiennes des travailleurs contre l’oppression de classe ainsi que du désaccord entre le Marxisme et la perspective anarchiste.

🔥 LA STRATÉGIE RÉVOLUTIONNAIRE

Plus précisément, notre stratégie en est une qui vise une révolution sociale profonde, soit de mobilisation majoritaire sociale de masse, dans nos quartiers, nos lieux de vie, à partir d’un ancrage bien concret de nos principes et perspectives dans nos milieux de vie et de travail.

Parce que chaque pouce de liberté et de protection sociale a été conquis à l’arrachée, lorsque nos bons maîtres bourgeois et politiciens sont accolés aux pieds du mur et n’ont d’autres choix que de se plier à notre volonté… nous luttons pour une société sans classe, sans riche et pauvres, libre et non hiérarchique.

🌍 LA FUTURE SOCIÉTÉ ANARCHISTE

Nous envisageons de contribuer à faire remplacer les États et nations par une fédération mondiale de conseils de communautés et de lieux de travail profondément démocratiques et autogérés. Pour parvenir à cette société, il faut faire la révolution et cela signifie, outre abolir l’État et les rapports capitalistes de propriété, privés comme étatiques sur les moyens de production, que notre classe abolira le salariat et socialisera tout l’ensemble des industries, des grandes exploitations agricoles, soit, les moyens de production, d’échange et de distribution de biens, produits et services.

Notre souhait est la construction d’une société réellement libre et réellement démocratique dans laquelle les rapports sociaux capitalistes seront laminés pour de bon et dans laquelle l’argent sera complètement supprimé, en lien et allant de pair avec la socialisation / collectivisation des moyens de production, autrement dit une société sans argent, sans salariat ni ses dérivés (prix, loyers, rentes, intérêts, etc…) et ses institutions (banques, comptabilité, etc…).

Autrement dit une société qui remettra en question tout rapport de pouvoir, de domination et d’autorité verticale et arbitraire, selon les principes de l’horizontalité et de l’égalité, de la démocratie directe et se pratiquant à tous les échelons, du fédéralisme et de l’autogestion.

Une société qui naîtra suite à une révolution issue non pas de la tête de quelques penseurs patentés et bien intentionnés mais bien de la lutte même des classes populaires en majorité.

« Chaque pouce de liberté a été conquis à l’arrachée par la lutte des classes populaires